Morel, Loc. cit., p
Oïl verni i{iie, clans ces conditions, le [iremier terme du processus d’excitation spéciale cpii conduit directement an rjâtisme, peut être ;
a) — line illusion, ou une liallucination centrale ;
b) — une idée (conception délirante, obsession) ;
c) — une émotion ;
d) — on enlin, ce c{ui est un cas fréquent, un composé de ces diirérents éléments.
C’est pour nous reconnaître dans ces cas, qui dépendent évidemment de la nature même du délire, que nous allons demander cjuelques notions à la séméioioqie,
Scmciolof|ie c|éitéi*a1e. — L’aspect du malade est naturellement bien différent, suivant la forme du délire cjui l’accapare, aigu ou chronique, suivant l’objet des préoccupations délirantes, etc.
Mais il y a un nouveau fait, si fréquent que beaucouj) d’auteurs, nous l’avons dit, le réunissent au gâtisme ; c’est le barbouillage, qui a en effet avec lui plus d’un lien de parenté. Ce n’est, en effet, que l’excitation provocatrice de l’évacuation fréquente des réservoirs qui dépasse son but.
Ce n’est donc plus l’acte par inconscience ou par maladresse, tel qu’on ])onvait le voir chez les déments, mais bien l’acte accusant son origine psychique par son caractère intentionnel, ([uoique plus ou moins impulsif parfois. La preuve, c’est qu’il [leut s’y ajouter la scatophagie.
Disons tout de suite que ces faitsde gâtisme sont assez fréquents. Ils se produisent dans des conditions particulièrement caractérisées [>ar rauginentation significative de l’excitabilité cérébale (Schüle). On sait à ce propos
combien dans ces cas sont fréquentes les préoccupationsambitieuses, érotiques... Eli bien! il semble que les préoccupations touchant révacuation des réservoirs soient aussi fréquentes. Il semble qu’il y ait, dans bien des cas, une véritable mise en jeu des concepts relatifs aux fonctions d’évacuation et qu’il existe, qu’on nous passe le mot, un véritable éréthisme psifcho-sphinctérienl