‹ Développement des éléments du système nerveux cérébro-spinalChapitre 141 sur 163 · Bourdin. Les Impulsions. Th. Paris · texte numérisé non relu

Bourdin. Les Impulsions. Th. Paris

8. Falret. Leçons clinirpies de médecine mentale, Paris. 1851,

désordre et il semble que ce soit par une force incoercible que le délire s’implante à la conscience. C’est dans, l’exercice involontaire des facultés qu’il faut le chercher, disait Baillarqer (1) ; dès que l’excitation cérébrale survient, les délirants deviennent incapables de diriger leurs.

idées, elles s’imposent à eux, ils sont forcés de les subir.

— Toutefois, il ne faudrait pas croire que le délire s’implante aussi brutalement, et impose ainsi ses exigences, sans que la conscience puisse jamais se révolter. Nous avons fait, plus haut, entrevoir le contraire. Et celle-ci peut quelquefois ébaucher, tout au moins une opposition vague^ La mesure de cette résistance et du retard ainsi amené dans l’évolution du processus est, dans les cas différents, des plus variables et dans les proportions les plus larges.

Aussi, il faut bien le reconnaître, elle peut être nulle ou presque nulle.

a. — Dans un premier cas, le complexus des représentations qui amènent le gâtisme a absorbé tout fait psychique possible en toute autre circonstance, sans plus laisser de place à aucun rapport subjectif pour se dévelop- [>er dans le sens d’une contradiction (Linderborn) (2). C’est le cas chez le maniaque. Une conception quelconque sc transforme en acte, immédiatement et sans que des représentations de contraste aient examiné et approuvé le motif. Cet acte revêt forcément, par cela même, un caractère d’étourderie et de précipitation. Après coup, le malade est parfaitement capable de l’excuser, le jugeant

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