‹ Développement des éléments du système nerveux cérébro-spinalChapitre 147 sur 163 · Ribot. Les maladies de personnalité · texte numérisé non relu

Ribot. Les maladies de personnalité

2. Falret. Leçons cliniques de Maladies Mentales, Paris, 1854,

])les ([ui nous renseiçjueiit à tout luoiucut sur la forme, la position de notre corps, ou sont luodiliées, ou ont disparu. Si l’individu se plaint de ne plus avoir d’intestin, ou de cœur, c’est que les sensations internes correspondant à ces viscères sont supprimées. Schüle (1) dit que la sensibilité générale est le résultat de la solidarité d’action de l’ensemble des nerfs sensibles, et que chacun des nerfs sensibles peut par suite être considéré comme le correspondant d’une certaine fonction psychique. Eh bien! que cette perte de la sensibilité générale porte, en particulier, sur la sensibilité musculaire des fdjres des réservoirs, qu’il y ait anesthésie des muqueuses vésicales, uréthrale, rectale, que ce besoin soit supprimé, comme on voit si souvent supprimés d’autres besoins, tels que l’a[)pétit, le besoin de sommeil, le besoin de respirer, le besoin d’exercice des facultés intellectuelles, etc. Nous arrivons ainsi logiquement à l’incontinence, incontinence urinaire et fécale, le malade refusant systématiquement d’uriner et de déféquer ])roprement sons ce prétexte, plausible en l’espèce, qu’il n’a plus besoin et ne sent plus rien. Mais comme, bien entendu, la miction et la défécation s’accomplissent naturellement d’elles-mêmes, ne serait-ce que par la voie simplement réllexe, le malade devient gâteux. Il ne s’en aperçoit même pas toujours, au moins immédiatement, s’il y a en plus anesthésie on hypoesthésie cutanée, ce qui n’est pas rare. — On peut d’ailleurs rapprocher de ces singulières anesthésies localisées celles, bien curieuses aussi, de l’odorat et du goût, qui serviraient

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