Krafft Ebing.Loc. cit., p
3. Gotaial. Etude sur les maladies cérébrales et mentales, Paris, 1881, p. 3G3.
mobilisation tl'im membre ou du thorax dans des névralgies invétérées
C. — Enfin des phénomènes d’arrets très particuliers. La transformation des conceptions en actes moteurs est devenue plus difficile. La représentation n’est plus assez jiuissante pour susciter le mouvement. Le malade s’essaie à le faire avec beaucoup de peine, mais il n’y réussit pas, ou qu’ingiarfaitenient (Kralft-Ebing) (i).
Observation XXI (personnelle).
(Service du professeur JolFroy).
Angèle S.. ., 30 ans.
Antécédents héréditaires . — Père âgé de 55 ans, caractèreemporté. Mère débile mentale, porte de nombreux stigmates de dégénérescence (strabisme, asymétrie faciale, oreilles trop grandes) ; a 40 ans ; à sa ménopause, attaques épileptiformes avec symptômes de neurasthénie. Une sœur aînée est morte â six mois, une autre à la naissance.
Antécédents personnels. — Pendant sa grossesse, sa mère paraît avoir eu un délire mélancolique avec idées liypochondriaques. Accouchement dillicile et long. Dents à 8 mois, convulsions à 15. Parole â 18 mois. Marche à 15. Fait ensuite de bonnes études, paraît même bien douée. Apprentissage à 14 ans. Bonne ouvrière. Réglée à 15 ans irrégulièrement. A 1(3 ans, phobies suscitées par la vue d’un homme qui passe, d’un chien qui court. Aucun excès. Premier internement (mai 1881) de 2 ans de durée. (Pas de renseignements). A 19 ans, fièvre éruptive indéterminée.
Histoire de lanialadie. — Depuis, presque continuellement en état de dépression avec mutisme sans que les conceptions délirantes semblent bien actives. Sommeil, appétit, bons. Pas d’idées de suicide. (Juelquefois des mouvements violents, (frappe une voisine, brise des carreaux), survenant avec les menstrues.