Morel. Loc. cit., p
qéiiital, coiistltutionnel. On comprend, en elFet, que pour arrix^er, sans délire prono icé, à un tel deqré de dépravation, il est nécessaire que des causes morbides, d’essence liéréditaire, plus que personnelle, aient entravé le développement régulier des centres nerveux. Les individus dont il s’agit présentent, en ellet, à l’état permanent, des tares intellectuelles ou morales, faciles à dépister dès le plus jeune âge. Ce sont des anormaux psychiquement et physiquement, des dégénérés, m\ mot tels que les ont créés Morel et Magnan.
Les tares intellectuelles en question sont de nature assez importante j)onr avoir précisément servi à étayer une classification (idiots, imbéciles, débiles, dégénérés j)roprernent dits). Mais ces tares intellectuelles nous intéressent moins directement que les tares morales qui yiennent s’y associer. Celles-ci sont meme si souvent prédominantes par elles-mêmes, qu’elles masquent, pour ainsi dire, les autres défectuosités, commandent le tableau clinique. La prédominance chez certains, du défaut de moralité, la perversité parfois étonnante du caractère servent à délim’t^r ce groupe de gâteux, volontaires au premier chef. Ils forment un groiqie spécial dans la classification de b'chüle (1). I.es degrés d’ailleurs en sont varial)les, du simple vice de caractère qui rend l’individu relativement supportable, à l’étre com[)lètement immoral et incapable de s’adapter aux exigences de la loi sociale (2).
Chez eux, le gâtisme pour Schüle relève de deux stigmates qu’on peut a[)peler fondamentaux. Ce sont : 1" Du