Ballet. Traité de médecme, t. VI
coté afTectif, la déviation des tendances se traduisant par exemple, par la prédilection pour des choses répugnantes (anesthésie psychique de Romberg) ; 2® Du côté moteur, une certaine convulsihilité (acquise quelquefois), véritable poussée à l’imilation.
Rien d’é tonnant maintenant à ce que nous retrouvions chez ces dégénérés, si suggestibles, les actes volontaires suscités par V imitation directe. Ajoutons-y position étudié plus liant (1).
Une observation de Morel est bien typique à cet égard, le malade, bien que rangé parmi les maniaques, — (l’observation est assez peu complète) — semblant être un fou moral, en état passager d’excitation.
Observation XXIII (Morel) (2).
Nous avons à l’asile de Maréville, un maniaqne chez lequel l’oubli des convenances est porté un point extrême. Il gâte non seulement ses vêtements, mais ceux des autres malades. Parl'aitement capable de parler des sciences médicales qui ont fait l’objet de ses occupations dans ce monde, il entretient conversation sur ce sujet avec toutes les apparences de la raison, et dans le cours de la conversation, il urine dans son pantalon II porte à un tel pointl’oubli des convenances et le cynismedes expressions, qu’il scandalise d’autres malades dont l’intelligence semble plus obscure que la sienne. Mais son observation et des renseignements certains, nous apprennent, que depuis deux années déjà, avant son entrée, il faisait, sous ce rapport, la désolationde sa famille. L’oubli des convenances était poussé assez loin pour faire soupçonner une maladie que la lamille n'osait pas encore s’avouer complètement.