CONTRIBUTION A L’ÊTUDE DE LA BIOLOGIE, ETC
^aris, elle devient alors pathogène, même à des doses minimes, et, jdans le point d’inoculation, on trouve une forte réaction inflammatoire, 0vec œdème sous-cutané abondant et développement considérable de ^az, indice du développement du bacille inoculé, comme on peut le constater à l’examen microscopique.
Le Mcülus prodigiosus et le proteus vulgaris, associés au bacille ide l’œdème malin, permettent donc le développement de ce dernier :chez les animaux inoculés.
Dans ce dernier cas des inoculations combinées, l’examen microsco- ;pique et les cultures de contrôle démontrent encore, que le 'bacillus prodigiosus ainsi que le proteus vulgaris se répandent et se multi* {plient, en même temps que le bacille de l’œdème malin, dans l’intérieur ides organes de l’animal infecté.
Ces résultats, obtenus des inoculations mixtes, nous expliquent qu’il «suffise d’un peu de terre de jardin (la poudre des routes, le liquide tdes égouts etc. ont le même effet) inoculée sous la peau d’un cobaye fpour le faire mourir en 24 heures, avec tous les symptômes classiques ide l’œdème malin, et qu’il soit bien difficile d’obtenir le bacille de H’œdème malin en culture pure, en mettant simplement la rate d’un tcübaye, aussitôt après sa mort par suite d’inoculation de terre de jardin, Édans le fond d’un tube d’agar-agar ou de gélatine privées d’oxygène.
Si, dans un tube d’agar-agar ou de gélatine non privées d’air (cul- I tares aérobiques ordinaires), on inocule simultanément le bacille de I l’œdème malin et le 'bacillus prodigiosus ou le proteus vulgaris, le I premier se développe très bien en même temps que ces deux derniers; iet les cultures mixtes, artificielles, ainsi obtenues, inoculées en dose I minime sous la peau d’un cobaye, tuent celui-ci en 24 heures environ, 1 comme la terre de jardin, avec tous les symptômes typiques de l’œ- I dème malin.
Cette manière de se comporter du bacille de l’œdème malin, bacille « absolument anaérobie, dans les cultures mixtes, artificielles, faites avec S des terrains nutritifs non privés d’oxygène, en présence de l’air, nous f explique qu’il puisse se trouver, dans la nature, si répandu dans les 1 couches superficielles du sol et dans tant d’autres lieux qui renferî: ment certainement de l’oxygène.
Sur Forigine du nerf acoustique
Note préventive du D’^ LUIGI SALA.
(Laboratoire de Pathologie générale et d’Histologie de TUniversité de Pavie).
On sait que les anatomistes ont admis pendant longtemps l’existence de trois noyaux d’origine pour le nerf acoustique, le noyau externe, le noyau postérieur ou dorsal, le noyau antérieur ou ventral. — Toutefois, déjà en 1865, Deiters mit en doute la participation du noyau externe à l’origine de la YIII® paire, et, plus tard, Laura, confirmant l’opinion de Deiters, proposa de désigner ce groupe de cellules sous le nom de noyau de Deiters; ensuite, des recherches ultérieures exécutées principalement avec la méthode expérimentale de Gudden (Forel, Onufrowicz, Baginsky), semblèrent confirmer l’opinion de Deiters et de Laura , et aujourd’hui on tend généralement à croire que le noyau externe n’a rien de commun avec le nerf de l’ouïe.
Plus tard aussi, les mêmes doutes s’élevèrent pour le noyau postérieur ou dorsal ; Forel, d’abord, puis, successivement, Onufrowicz, Baginsky et Bechterew , nièrent absolument toute connexion entre ce I noyau et les racines de l’acoustique.
Des trois noyaux d’abord admis comme origine du nerf auditif, il ne reste donc que le seul noyau antérieur ou ventral que nous puis- i sions considérer avec certitude comme appartenant à ce nerf; des deux autres, l’un, le nerf externe, selon le plus grand nombre, n’est pas en connexion avec l’acoustique , l’autre , le nerf postérieur ou dorsal, est considéré par quelques-uns comme indépendant du nerf auditif, par d’autres, au contraire, comme noyau d’origine de la racine antérieure du même nerf (Edinger).
Convaincu que le désaccord qui existe entre les auteurs, à propos
(1; Monitore zoologico italiano. Florence, ann. II, n. 11, 30 novembre 1891.
SUR l’origine du nerf acoustique 197
(le la participation ou non des différents noyaux sus-mentionnés à l’origine des fibres radiculaires de l’acoustique , est essentiellement dû à r’insufflsance des méthodes employées jusqu’à présent, j’ai pensé qu’il Lie serait pas sans intérêt d’étudier la question avec une méthode qui, ‘mieux que toute autre , me mettait à même de suivre longtemps le prolongement nerveux des cellules constituant les différents noyaux, tel de surprendre le mode avec lequel prennent origine les fibres raidiculaires de l’auditif; je veux dire avec la méthode de Golgi, de la coloration noire au moyen du nitrate d’argent.
Pour le moment, j’expose seulement en résumé les principaux faits [que cette méthode me permit de mettre en lumière à propos de ce nerf ■et de ses noyaux , me réservant d’exposer in extenso mes résultats ;dans une prochaine publication, accompagnée de figures explicatives. 'Mes recherches furent exécutées principalement sur les petits chats inouveau-nés et sur les fœtus bovins.
Noyau externe (Clarke et Meynert) — Noyau de Deüers (Laura) — Nucléus lateralis (Stieda) — Noyau médian de la racine antérieure (Krause) — Partie latérale du noyau supérieur (Henle) — Nucléus magnocellularis (Roller). — Les cellules constituant ce noyau sont enfermées dans un réseau serré, de fibres très fines qui occupe une zone à limites peu nettes, située dans la partie interne ou médiane du pédoncule cérébellaire inférieur ; elles présentent, en général, une forme irrégulièrement polygonale, et mesurent, en moyenne, 20, 25, 30 ju de diamètre.
Du contour cellulaire se détachent des prolongements protoplasmatiques longs, peu ramifiés^ parmi lesquels, très souvent, à cause de ses caractères connus, on distingue très clairement le prolongement nerveux, plus grêle, plus délicat, le plus souvent non divisé, que l’on peut suivre jusqu’à une grande distance de la cellule. Je n’ai pas pu constater que les prolongements nerveux de ces cellules se portassent tous dans une direction déterminée ; il est certain , pourtant , que la plus grande partie d’entre eux se dirigent vers la ligne médiane, c'est-à-dire vers le raphé, et, en avant, vers l’olive et les noyaux des cordons latéraux: ceux qui se dirigent dorsalement, vers le plancher du quatrième ventricule, sont très rares ; rares aussi ceux qui se portent, latéralement, vers le corpus restiforme pour pénétrer entre les fibres de ce dernier: je ne crois pas que le nombre restreint de cellules, appartenant au noyau de Deiters, qui entrent en rapport avec le corps restiforme, au moyen de leur prolongement nerveux, puisse