‹ Développement des éléments du système nerveux cérébro-spinalChapitre 43 sur 163 · L. SALA · texte numérisé non relu

L. SALA

permettre d’attribuer à ce rapport l'apparition de la dégénérescence dans ce noyau, observée par von Monakow à la suite de l’hémisection de la moelle épinière, au-dessous du croisement des pyramides.

Cette dégénérescence peut , au contraire , s’expliquer facilement si l’on réfléchit au type auquel appartiennent ces cellules, et à la direction préféreé de leur prolongement nerveux. Gomme je l’ai dit, on peut suivre ce dernier, sur de longs parcours, non divisé au dedans et en avant, et on le voit pénétrer dans le système de fibres (très étendu à ce niveau) qui est connu sous le nom de formatio reiicularîs et que von Monakow , dans ses expériences , a vu, très réduit, du côté opéré.

Si peu que l’on sache sur l’origine des fibres constituant la formatio reticulay'is, il semble toutefois certain que, dans cette dernière, se continuent des fibres provenant des cordons de la moelle épinière; on comprend donc qu’elles se soient montrées réduites après l’héinisection faite par von Monakow, et que le noyau de Deiters, qui est en rapport direct avec ce système de fibres, ait présenté en même temps une dégénérescence. Von Monakow, lui-même, qui avait d’abord expliqué la dégénérescence en admettant un rapport entre le noyau de Deiters et le funiculus cuneatus, abandonna sa première opinion, après que Vejas eut démontré que son assertion était insoutenable (parce que, chez un lapin auquel on avait exporté, à droite, le funzcMlus cuneatus et le funiculus gracüis^ avec les noyaux respectifs, il ne s’était pas produit de dégénérescence du noyau de Deiters) et il admit l’existence d’un rapport entre ces cellules et la formatio relicularis, bien qu’il ne soit pas parvenu à démontrer ce rapport. — D’autre part, une atrophie aussi profonde que celle qui a été observée par von Monakow, dans le noyau de Deiters, implique, entre les cellules et les parties lésées , un rapport intime , direct , tel qu’il peut s’effectuer seulement entre les cellules et les fibres du premier type.

La réaction noire exclut donc aussi que les cellules de ce noyau prennent part à la formation des racines du nerf acoustique.

A la partie latérale et postérieure du noyau de Deiters , on rencontre un petit groupe de grosses cellules ganglionnaires arrondies, ayant de 40 à 45 et même 50 ju de diamètre, pourvues de robustes et longs prolongements protoplasmatiques, peu ramifiés, qui se détachent du contour cellulaire avec une base très large, de manière que la cellule arrive à prendre une forme étoilée. Le prolongement nerveux très long et délicat, très rarement ramifié, se laisse suivre sur de

SUR l’origine du nerf acoustique 199

^ longs parcours, non divisé dans son cours rectiligne, parfois aussi, < brisé. Elles rappellent, par leur forme et par la manière de se com- I porter de leur prolongement fonctionnel, les grosses cellules des cornes (antérieures de la moelle épinière.

La direction de leur prolongement nerveux est variée : de préféirence il se dirige en dedans, vers le raphé; quelquefois il se porte en avant, traversant tout le fin réseau dans lequel sont enfermées les I cellules du noyau de Deiters , sans, toutefois, prendre part à sa for- I mation ; je n’ai jamais vu qu’un de ces prolongements nerveux se I dirigeât, au dehors , vers le faisceau de fibres constituant la racine j interne ou antérieure de l’acoustique.

Ces cellules constituent ce qu’on appelle le noyau de Bechterew ou \nucleus angularis (Rauber) et sont mises en rapport, par Bechterew, I avec une partie des fibres de la racine antérieure de l’acoustique (d'où I le nom de Hauptkern des Nervus msUhularis, qui a été proposé par îFlechsig). — La direction et le cours du prolongement fonctionnel de ) ces éléments, d’une part, et, de l’autre, le mode de se comporter (que I je décrirai bientôt) des fibres de la racine antérieure de l’acoustique, ! ne me permettent pas de confirmer cette assertion de Bechterew. .Je

• considère, au contraire, comme plus probable, que ces cellules aussi

• donnent origine à des fibres qui entrent dans la formaiio retîculayns.

‘ Von Monakow, en effet, affirme que l’atrophie qui avait envahi le i noyau de Deiters, était plus marquée dans la portion dorsale et laté- I raie de celui-ci ; il n’est pas improbable que, précisément, les grosses » cellules du noyau de Bechterew qui se trouvent là, fussent dégénérées.

Nucléus posterior (Laura) — Hauptkern des Acusticus (Schwalbe) — Centraler Acusticuskern (Stieda) — Innerer Acusiîcuskern ' (Clarke-Meynert) — Medialer Kern der hinteren Wurzel (Krause) ' — Medialer Theîl des Nucléus superior (Henle). — Ce noyau, situé ïî sur le plancher du quatrième ventricule, dorsalement et latéralement î au noyau de Deiters , n’a pas de limites bien nettes : en avant et à i l’externe , ses cellules se confondent presque avec celles de ce der- ? nier, desquelles elles se différencient uniquement parce qu’elles sont ^ un peu plus petites (18-20-22 g). Leur prolongement nerveux, non di-

* visé lui aussi, et, le plus souvent, très long, se laisse suivre spéciale- ! nient en avant et au dedans; dès qu’il s’est détaché du corps cellu-

• faire, il semble se diriger d’abord vers l’externe, dans la direction

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