SUR L’ORIGINE DU NERF ACOUSTIQUE
beuse, rarement fuselée, pourvues de prolongements protoplasmatiques : abondants, pas très longs, mais robustes et ramifiés; le prolongement nerveux, dans les cas fortunés où on peut le suivre un peu longtemps (parce que, à cause du réseau nerveux qui est très serré dans cette troisième couche, il n’est pas toujours facile de l’apercevoir et de le suivre avec certitude), on le voit prendre un cours ondulé et, à une courte distance de la cellule, envoyer de nombreuses subdivisions qui, à leur tour, se subdivisent encore, de sorte que, en peu de temps, il disparaît à l’œil de l’observateur ; il passe, en totalité, à la formation du réseau. Cependant toutes les cellules de cette couche profonde ne se comportent pas de cette manière ; dans quelques-unes (spécialement parmi celles qui sont situées dans la portion plus postérieure de la couche, là où, avec l’interposition de la racine postérieure de l’acoustique, elle recouvre le corpus 7'estiforme) le prolongement nerveux envoie bien des ramifications relativement abondantes, mais, toutefois, il ne perd pas son individualité et se laisse suivre même sur de très longs parcours; dans ces cas, j’ai toujours constaté que le prolongement fonctionnel se dirige au dedans et en arrière, se portant dans les faisceaux postérieurs de la racine postérieure de l’acoustique.
Ces trois couches n’offrent pas la même épaisseur dans toute l’extension du tuberculum latérale, mais elles s’amincissent postérieurement jusqu’à ce que, peu à peu, la couche moyenne commence à disparaître; le même fait s’observe vers le haut. Cette réduction dans l’épaisseur des différentes couches est en rapport intime avec les diverses dimensions que présente le noyau antérieur de l’acoustique dans ses différentes hauteurs.
Celui-ci a la forme d’une pyramide triangulaire, avec la base en avant et en haut, et le sommet en arrière et en bas. Vers l’externe il confine avec la couche profonde du tube^-'culum latérale, duquel il est bien limité, seulement vers le bas, par la présence de la portion plus externe ou postérieure [striae acusticae) de la racine postérieure du nerf acoustique. Dans les plans supérieurs, quand cette portion de la racine postérieure de l’acoustique est disparue, le noyau antérieur est en contact avec la couche profonde du tuberculum latérale, et les cellules de l’une et l’autre partie se confondent entre elles.
Les cellules qui constituent le noyau antérieur de l’acoustique ne présentent pas les mêmes caractères dans toutes les portions de ce ! noyau. Vers la portion plus centrale du noyau, c’est-à-dire vers le ■ sommet de l’espace triangulaire qu’il occupe, nous trouvons des élé-