L. SALA
ments nerveux pas très grands (de 12 à 18 p), le plus souvent globeux, dont le prolongement nerveux se comporte précisément comme dans les cellules nerveuses du second type, c’est-à-dire, se divise et se subdivise au point de former un réseau très fin qui occupe toute l’extension du noyau. Quelques-unes d’entre elles donnent origine à un prolongement nerveux qui, après avoir envoyé de nombreuses ramifications, se laisse suivre jusque dans le tronc de l’acoustique, même hors de la moelle allongée.
A mesure que nous nous portons vers la partie périphérique du noyau, c’est-à-dire vers l’avant, nous voyons que, aux petites cellules décrites plus haut, se substituent d’autres éléments nerveux, plus grands (de 30 à 35 ju), de préférence à forme ronde, avec des prolongements protoplasmatiques rares, mais robustes et peu ramifiés ; vers la base de l’aire triangulaire occupée par le noyau antérieur, dans le point de sortie du tronc de l’acoustique, nous ne trouvons plus que de ces éléments grands, presque entièrement dépourvus de prolongements protoplasmatiques, lesquels, examinés par dilacération, avec les colorations au carmin, apparaissent aussi entourés d’une capsule connective nucléée; en un mot, ces éléments se présentent comme les véritables cellules ganglionnaires périphériques, propres des ganglions spinaux.
Dans le noyau antérieur nous assistons donc à une transformation graduelle ; d’éléments ayant tous les caractères des cellules nerveuses centrales on passe à des éléments qui , par l’ensemble de leurs caractères, rappellent les cellules nerveuses périphériques.
Le mode de se comporter du prolongement nerveux de ces cellules est très intéressant; celui-ci, qui se distingue facilement parmi les prolongements protoplasmatiques, n’envoie pas de subdivisions et a, le plus souvent, un cours rectiligne vers l’avant et en dedans; arrivé à une distance plus ou moins grande de son point d’origine dans la cellule, il se termine en s’implantant à angle droit, moyennant une petite expansion, sur une fibre appartenant à la racine antérieure ou postérieure de l’acoustique, tout près de sa sortie à l’externe. J’ai vu des fibres radiculaires de l’acoustique, prenant origine du réseau nerveux du noyau antérieur, entrer aussi en rapport avec deux prolongements nerveux de deux cellules différentes, lesquels s’implantaient à angle droit sur la fibre, à peu de distance l’un de l’autre. D’autres fois, ce n’est pas le prolongement nerveux d’une de ces cellules qui s’implante sur une fibre de l’acoustique, mais, vice-versa, une fibre de ce nerf