SUR L’ORIGINE DU NERF ACOUSTIQUE
(le plus souvent appartenant à la racine antérieure) qui, arrivée près du point de sa sortie du bulbe, au lieu de sortir, s’implante à angle droit, et avec une petite expansion, sur un prolongement nerveux, et alors, ce dernier, après avoir contracté ce rapport intime, ou se continue entre les fibres de l’acoustique, ou, plus fréquemment, se dirige vers le dedans pour se porter entre les fibres du corpus trapezoides.
La manière spéciale de se comporter du prolongement nerveux de ces éléments met donc en lumière une nouvelle particularité très intéressante, relativement au mode avec lequel se produit la connexion entre les éléments nerveux; dans les dispositions décrites plus haut, on aperçoit, en effet, que certaines fibres nerveuses, en s’éloignant de leur point d’origine central , durant leur cours , pour se porter au dehors des centres, peuvent servir à mettre en rapport entre eux, divers éléments, par le moyen des prolongements nerveux de ces derniers, qui viennent s’implanter directement sur elles. — Dans les figures qui accompagnent le travail in extenso, seront représentées deux cellules appartenant à la portion plus antérieure du noyau antérieur de l’acoustique dont les prolongements nerveux vont s’implanter sur une fibre de l’acoustique à peu de distance l’un de l’autre. — La constatation de ce fait ne me permet^ pas de souscrire complètement à l’opinion exprimée dans ces derniers temps par His, Forel, Ramon y Gayal, Kôlliker, et tout récemment aussi par van Gehuchten, suivant laquelle les éléments nerveux, dans les centres, ne seraient pas en connexion entre eux par le moyen du prolongement fonctionnel, mais chaque cellule nerveuse, avec tous ses prolongements (y compris le prolongement cylindre-axe), formerait un élément indépendant, un tout autonome, une espèce d’unité nerveuse; les particularités décrites cidessus démontrent, au contraire, clairement, qu’une étroite connexion existe entre les éléments nerveux, et qu’elle se produit, précisément, comme l’a démontré Golgi, par le moyen des prolongements nerveux et de leurs ramifications.
Gomme on le sait, Flechsig fut le premier à démontrer le passage, dans le corpus trapezoides, de fibres prenant origine dans le noyau antérieur de l’acoustique; Forel et Onufrowicz nient ce fait, et Baginsky l’accepte, en admettant, toutefois, que ces fibres prennent origine, non dans le noyau antérieur, mais dans le tuberculum latérale. La réaction noire met hors de tout doute la présçnce de ces fibres qni se portent dans le corpus trapezoides, dont plusieurs entrent aussi 6n rapport avec le riche réseau de fibres nerveuses propre de l’olive,