L. AGCONGI
teille, et, par conséquent, sur le manomètre qui traçait les courbes de la contraction utérine.
D’après les courbes qu’il rapporte, Acconci constate que la période de contraction de l’utérus se produit d’une manière plus rapide que la période de relâchement et, ce fait, il l’a trouvé aussi dans l’utérus bicorne; d’après la courbe de contraction, il ne peut pas constater avec certitude le point où se termine la douleur; les contractions abdominales ajoutent aux tracés une série de lignes ascendantes et descendantes qui, cependant, ne masquent pas le type, toujours reconnaissable, des contractions utérines. — Quant à la largeur des courbes, l’auteur n’a pas trouvé une grande variabilité ; il a rencontré plus de variation par rapport à leur hauteur, c’est-à-dire à l’intensité des contractions, les courbes allant petit à petit en s’élevant, non d’une manière régulière, cependant, à mesure que le travail de la parturition s’accomplit. Il a trouvé également une plus grande variété par rapport à la fréquence des contractions utérines, c’est-à-dire à la longueur de la période de repos. L’auteur a aussi trouvé d’autres mouvements, tels que ceux de la respiration , de la toux , de la défécation , de la miction, les mouvements du fœtus, etc., mais il les considère comme peu importants parce qu’ils n’altèrent pas le type de la courbe ; toutefois, un fait qu’il croit digne d’être remarqué, c’est que le vomissement intervient toujours avec l’augmentation de la contraction utérine, et qu’il cesse avec la diminution de la douleur. Après avoir complété l’étude de la contraction utérine, l’auteur se demande si, pendant la pause i entre les douleurs , l’utérus est complètement relâché , ou s’il existe en lui un certain degré de tension. II rapporte une expérience faite sur une brebis, en mettant une corne utérine en communication avec le pléthysmographe de Mosso; un robinet séparait l’utérus de l’appareil précédemment mis en équilibre; à l’ouverture du robinet, aucun mouvement ne se vérifiait dans cet instrument très sensible. L’auteur n’ayant qu’une expérience à rapporter ne veut pas en tirer de conclusions, cependant, il croit qu’on doit en tenir un très grand compte parce que cette expérience a été faite avec la plus grande exactitude. — Quoi qu’il en soit, s’il avait des déductions à en tirer, il conclurait que l’augmentation de volume de l’utérus, dans les derniers mois de la grossesse, n’est pas due à une distension passive de ses parois, mais au processus d’hypertrophie et d’hyperplasie qui semble se continuer pendant toute la grossesse.
Passant à la seconde partie de son travail, il divise l’inertie en inertie |
SUR LA CONTRACTION ET SUR L’iNERTIE DE l’UTÉRÜS
primitive et inertie secondaire, en inertie simple et inertie avec état irritatif. L’A. voulant traiter cette question de la manière la plus pratique, a étudié 2543 accouchements, survenus depuis le moment où il est attaché à la clinique Obstétricale de Turin, cependant il s’est servi uniquement des cas dans lesquels l’accouchement eut lieu spontanément, ou dans lesquels les difficultés qu’il présentait étaient de nature à être surmontées par l’art. Avant de commencer Tétude de l’inertie, l’auteur se demande dans quel cas on peut dire que l’accouchement est lent ; pour répondre à cette question, il cherche à établir une moyenne en totalisant toutes les heures de la durée des 2543 accouchements, et il obtient une moyenne, entre primipares et pluripares, de 10 heures et 3 minutes, mais il fait observer que cette méthode des moyennes, déjà employée par d’autres auteurs, est une cause d’erreur ; par conséquent, il croit plus utile de rechercher la durée de l’accouchement avec une méthode déjà suivie par Calderini dans un rapport statistique, — Après avoir obtenu les chiffres avec cette méthode, l’auteur, pour plus de clarté, en fait des tracés graphiques desquels il résulte clairement, que la durée du travail physiologique est beaucoup moindre qu’on ne l’aurait cru en examinant les moyennes obtenues auparavant.
Sur les 2543 accouchements, l’auteur observa 186 cas d’inertie, c’està-dire , 6,8 °/o, qu’il rapporte dans des tableaux , avec toutes les données concernant l’étiologie, le processus et la thérapie du travail lent ; il fait suivre ces cas de 44 autres cas survenus dans le service de la garde obstétricale; en outre il rapporte 62 cas d’accouchement provoqué, estimant utile, dans l’étude de l’inertie, de voir quelle est l’activité du moyen employé pour exciter les contractions utérines quand on provoque l’accouchement ; d’après cette étude , il constate que la méthode de Krause, modifiée par Tibone, quand elle est pratiquée avec les règles antiseptiques, est très faible puisque, dans 20 cas, au moins, l’introduction de sacs-violons de Barnès fut nécessaire.
Pour ce qui concerne l’étiologie de l’inertie de l’utérus, il tire toutes les données les plus importantes des tableaux rapportés ; de ces données il résulte que l’âge, la quantité d’accouchements précédents, la stature, les conditions générales et l’état de santé, la date de la première menstruation, la durée de la grossesse, la conformation du pelvis, la gémellarité, l’hydramnios, la présentation et la position du fœtus, avaient une importance spéciale.
Pour ce qui concerne le Cours de l’inertie, d’après les données de ses histoires, il constate qu’elle peut se produire dans quelque période