L. ACCONCI
JL
que ce soit de raccouchement, et dans les formes cliniques suivantes : i 1» Inertie caractérisée par des contractions faibles et rares qu’il ob- ; serva dans le plus grand nombre des cas ; 2“ Inertie caractérisée par des contractions inefficaces pour vaincre des résistances qui ne sont pas plus fortes que les normales, telles que la résistance du périnée, de la vulve, etc.; 3° Inertie caractérisée par une disproportion entre l’élément douleur et l’élément contraction. De cette forme d’inertie, l’auteur rapporte de magnifiques tracés graphiques d’où il résulte clairement que l’utérus, après la contraction, ne se relâche jamais 1 complètement; il a très rarement rencontré cette forme d’inertie, i Quant à la durée de l’accouchement, dans les cas d’inertie, il a trouvé ' une très grande variété, aussi bien dans la durée totale du travail i que dans la durée partielle de chacune des périodes, comme on le voit aussi par un tableau, dans lequel il a rapporté les chiffres de la durée du travail inerte ; toutefois, pour ce qui concerne la 2® période, I il fait observer que, l’intervention de l’accoucheur enlève aux chiffres leur valeur précise; en effet, les deux tiers des accouchements enregistrés sont terminés artificiellement.
Quant à la prognose, elle est plus favorable pour la mère que pour ' l’enfant.
Les moyens thérapeutiques, employés dans l’inertie de l’utérus, sont r étudiés avant tout, d’après les observations cliniques; puis, dans le h troisième chapitre de son travail, il rapporte les expériences qu’il a i faites sur les différents moyens thérapeutiques. ‘
Le seigle ergoté employé trois fois avec bon résultat. — La racine ji I de Gossipium n’a pas donné de résultats. I
Bien que l’auteur n’ait pas d’observations propres, cependant ilrap-tl porte ce que l’on connaît dans la littérature, touchant l’ipécacuanha, : i la racémeuse, la strychnine et l’antipyrine employés comme excitant |i( la contraction utérine. Dans les cas d’inertie avec état irritatif, le chlo* 1 1 reforme fut peu employé , si l’on en excepte ceux dans lesquels on I ' pratiqua quelque acte opératoire. Le chloral fut administré avec avan- :l tage, 3 fois, à la dose de 1 gr. — 2 fois, à la dose de 2 gr. Les opiacés, ) administrés .5 fois, lui donnèrent de bons résultats une fois seulement. L’électricité, appliquée une fois, sous forme de courant faradique, lui a donné un bon résultat. Il en a été de même du bain chaud général et de la douche vaginale chaude. — Parfois aussi les moyens méca- j)| niques tels que le massage, l’expression de Kristeller, le bandage M abdominal, le colpeurynter de Braun, la dilatation digitale, la sonde ji;
SUR LA CONTRACTION ET SUR L’iNERTIE DE l’UTÈRUS
élastique et les dilatateurs hydrostatiques furent utiles dans les cas étudiés par lui. Quelquefois aussi il pratiqua utilement la rupture de la membrane. Quant à donner à la femme la position d’Ahlfeld, dans un cas où on l’essaya, il fallut terminer l’accouchement avec le forceps. Dans la thérapie de l’inertie des cas cliniques, recueillis par l’auteur, le forceps occupe la première place ; celui qu’on employa fut le forceps Simpson -Tibone ; dans un tableau spécial sont rapportées les applications du forceps, divisées selon le plan du bassin dans lequel se trouvait la tête, selon la présentation et les positions ; l’état de santé du fœtus est également rapporté. Par l’extraction manuelle, la mortalité du fœtus est beaucoup plus grande que par l’usage du forceps, ainsi qu’il résulte d’un tableau. Dans un cas où la version fut opérée, le fœtus sortit en état d’asphyxie et ne se ranima pas.
Dans la troisième partie du travail, les expériences sont au nombre de 60, dont 40 sur des femmes en couches, 20 sur des femmes accouchées , dans les 10 premiers jours après l’accouchement. L’appareil employé est celui qui a été décrit plus haut pour prendre les tracés graphiques de la contraction utérine.
Il expérimenta le seigle ergoté chez 8 femmes en couches , et il atteignit même la dose de 4 grammes; il n’eut jamais à déplorer d’inconvénients d’aucune sorte. — Les contractions devinrent plus énergiques, mais la régularité et le rythme ne furent pas altérés ; dans les moments de pause, l’utérus se relâchait complètement, ainsi que le démontrent avec évidence les beaux tracés graphiques qu’il joint au travail. Avec l’ergotine il obtint aussi des résultats identiques. — D’après les tracés obtenus, il constate également que le vomissement apparaît durant une contraction ; que la pression endo-utérine diminue dans le decubitus latéral ; que quand la tête distend le plan périnéal et se délivre de l’anneau vulvaire, les contractions des muscles abdominaux augmentent.
Il fit 7 expériences avec le chloral ; il le considère comme un excellent modérateur de l’élément douleur, tandis qu’il n’altère ni le rythme ni l’intensité des contractions, ainsi qu’on peut le voir par ses tracés graphiques. Avec le chloroforme, il aurait trouvé que, non seulement il diminue la douleur et régularise les contractions , mais qu’il augmente aussi l’intensité de ces dernières, même employé sous forme de narcose obstétricale. Les contractions furent plus fréquentes, plus intenses et plus régulières chez 3 femmes assujetties à la douche vaginale chaude, ainsi que chez 4 femmes auxquelles il fit des applica-