‹ Développement des éléments du système nerveux cérébro-spinalChapitre 57 sur 163 · G. VALENTI · texte numérisé non relu

G. VALENTI

gent vers l’extérieur comme si la production cellulaire, qui évidem- : ment a lieu dans les couches plus internes du dit canal (Altmann et i d’autres), était insuffisante pour remplir l’espace qu’il occupe vers l’exté- ' rieur. Cette disposition ne se maintient pas longtemps, car les colonnes deviennent irrégulières à mesure que le canal se ferme.

Les cellules qui constituent les parois des premiers rudiments des vésicules cérébrales, ont une disposition irrégulière. Elles sont un peu serrées dans les couches internes. Ces dernières ne rappellent la disposition radiée précédente que parce qu’elles ont leur plus grand diamètre dirigé perpendiculairement aux membranes-limites. — Dans ce stade on aperçoit encore des éléments en voie de division nucléaire. Ils sont cependant moins abondants que dans les stades précédents; de plus, au lieu d’être limités aux couches internes, ils sont répandus dans la presque totalité de l’épaisseur de la paroi cérébrale. Leur axe de division n’a pas une direction déterminée.

Chez les embryons des Mustéliens et des Pristiuriens, examinés au même état de développement que ceux des Torpilles que nous venons de mentionner, on constate, en somme, les mêmes faits. La seule différence est que les noyaux cellulaires y sont plus petits et plus arrondis (c’est-à-dire moins ovales), et que la membrane-limite externe est moins distincte.

Chez les embryons de Torpilles chez lesquels le tube médullaire est déjà complètement fermé dans toute sa longueur, on constate que les cellules plus internes de celui-ci (cellules de l’épendyme) se serrent mutuellement toujours davantage et reprennent la disposition qu’elles avaient au début de la formation du canal. Les cellules extérieures, par contre, deviennent toujours plus rares et prennent, ainsi que leur nucléus, une forme arrondie. Ce dernier possède un protoplasme plus finement granuleux ; il se colore moins, par les différentes substances colorantes, que celui des cellules intérieures.

Dans un stade un peu plus avancé, au début de la formation du trijumeau (stade C. de Balfour), les éléments cellulaires des couches situées davantage vers l’extérieur des parois cérébrales, émettent des prolongements. Ceux-ci s’entrecroisent dans différents sens, et, s’allongeant toujours davantage, forment un fin réticule (Randschleier) autour des parois cérébrales, après en avoir fait de même sur les parois latél'aies. Ce « Randschleier » précède le « stratum fibreux extérieur » qui est constitué principalement de fibrilles nerveuses élémentaires.

Il est probable que certains de ces prolongements donnent naissance

{CONTRIBUTION A L’hISTOGENÈSE DE LA CELLULE NERVEUSE, ETC. 249

(à des fibrilles nerveuses, mais je ne saurais formuler aucune opinion là cet égard. Il est remarquable que, pendant la formation des proilongements, la membrane-limite extérieure disparaît graduellement tel que les cellules se trouvent elles-mêmes en connexité directe avec lies éléments connectifs qui environnent les vésicules cérébrales. C’est {surtout dans les parties qui correspondent aux sillons qui séparent fies différentes vésicules cérébrales, que des éléments connectifs s’in- {sinuent dans l’épaisseur de ces dernières et se trouvent mélangés à Heurs propres éléments.

Chez les « Pristiuriens » et chez les « Mustéliens » la pénétration ides éléments connectifs dans les parois des vésicules cérébrales s’obfserve de meilleure heure que chez les Torpilles et peut-être aussi îsur une plus grande échelle, parce que, chez ces animaux, la mem- (brane-limite extérieure disparaît plus vite. — Les éléments connectifs ïne rejoignent jamais, chez aucun de ceux-ci, autant du moins qu’il : m’a été possible de l’observer dans mes préparations, les couches inrtérieures. En outre il ne m’a pas été possible, à cause du manque

• des stades embryonnaires intermédiaires, de déterminer quel était ile sort de ces éléments, c’est-à-dire de savoir s’ils sont résorbés ou î s’ils subissent une transformation semblable à celle des éléments ‘ auxquels ils sont mélangés. La pénétration de ces éléments était très I manifeste dans toute la périphérie de la vésicule oculaire primitive,

• chez les embryons des Torpilles, aussi bien que chez ceux des Musièi liens et des Pristiuriens.

Dans les embryons de Torpilles encore plus avancés, c’est-à-dire dans

• ceux chez lesquels le canal du rein primitif commence à se différencier ' et chez qui beaucoup de vaisseaux ont déjà pénétré dans les parois

• cérébrales, particulièrement dans les couches extérieures de celles-ci, on trouve que ces parois sont constituées d’éléments cellulaires fondamentalement pourvus de fins prolongements granuleux, anastomosés entre eux et composés d’un protoplasma finement granuleux qui contient un nucléus arrondi. — Ces éléments forment un tissu semblable à celui qui fut décrit par Lahousse (1) sous le nom de « névroglie embryonnaire » pour le cervelet des mammifères. Dans les coupes, toutes les cellules ne paraissent pas avoir le même volume, mais je crois qu’il serait difQcile d’établir si cet aspect correspond à la réalité, ou si

(1) Lahousse, Recherches sur V ontogenèse du cervelet (Archives de Biologie. t. VIII, 1888).

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