‹ Développement Historique et Théorie de l'Exécution TestamentaireChapitre 6 sur 45 · LES · texte numérisé non relu

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fréquents et aussi ceux dont l'exécution était la plus difficile à assurer.

Mais depuis le huitième siècle environ, les testateurs omirent les sanctions sévères qui avaient jusque là assuré l'exécution de leurs dernières dispositions: d’un autre côté, nous dit du Cange (1), les héritiers prêtèrent moins d'attention aux excommunications dont les menaçaient les conciles des Gaules et néglisgèrent l’accomplissement des legs pieux de leurs auteurs qu’ils n’hésitaient pas à s’attribuer.

Il fallait trouver un autre moyen d'assurer le respect de la volonté des morts: ce fut l’institution des exécuteurs testamentaires qui répondit à ce besoin et devint dés lors plus fréquemment utilisée.

M. Thévenin (2), cite deux testaments dans lesquels on trouve mention d” « eleemosyuatores. »

D'abord un testament de l’an 821 (31 mars) extrait de l’Histoire du Languedoc, tome I, n° 57.

« Sic nos præsentes commendavit ab 1pso justo subrascripta suo eleemosynario ut dediret sua vinea, quos habevat in villa Marimorena... ad monasterio sancto Petro quiest constructus infra pago Narbonense... »

Dans le second testament, celui du comte Eccard, nous trouvons un véritable mandat formé par l'offre et l’acceptation d’un gage et d’un gantelet.

Au début, des considérations sur la fragilité de la

(4) Gloss. med et infin. latinit ; Vo Ex. Test. (2) Textes relatifs aux institutions privées et publiques aux époques mérovingienne et carolingienne, nes 68, 76.

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