‹ Developpement progressif et but final de l'humanite Hoene WronskiChapitre 19 sur 21 · DES SEPT PÉRIODES · texte numérisé non relu

DES SEPT PÉRIODES

I” Période t grandeur pliysique ou d'existence. = le magnifique. (Temples, pyramides, pompes du culte des peuples de l’Orient, etc.) [Genre colossal : pagodes, poèmescosmogoniqueaindiens, puraiia, etc.]

II“* Période J gsandeur morale ou d’aotion. =le sublime. (Épopée et Drame, etc.) [Genre héroïque, inexactement nommé classique] Homère, Eschyle, âophocle , Pindare, etc.; Virgile, etc.; le Bharata et Raraftj'ana des Indiens,, etc.].’ ' '

IH“« Période I grandeur sentimentale ou de croyance. = la vie- . TUALiTé Bivmi.. (Poésie sactee dans tous, les beaux-arts. [Genre reli-

gie.ux

Dante, le Tasse, Atilton,Klopstock, Michel-Ange, Baphaél,etc.]. ■ » '

Nous avons donc tout ce qui constitue le développement parfait de l’humanité, opéré par les efforts qu’elle a faits durant les quatre grandes périodes qu’elle a parcourues jusqu'à ce jour. Nous savons maintenant que le seul, mais important résultat qu’elle à obtenu par ses longs travaux, est la considération infinie de la SUPRÉMATIE DE LA VÉRITÉ, Soutenue par les manifestations claires .do la réalité absolue, développées respectivement dans les produits des beaux-arts, dans les, découvertes des mathématiques, et même dans l’efficacité supérieure de l’état militaire, qui établit le sentiment de l’honneur. C’est là le terme auquel nous sommes parvenus,, et duquel il faut partir aujourd’hui pour réaliser enfin notre grande destination, en nous fixant nous-mêmes le but final et absolu •

IV"‘ Période « grandeur cognitivo ou de certitude. ;= la bkalitï HHA 1 MNE. (Poésie intellectuelle dans tous les beaux-arts). [Genre libéral inexactement nommé romantique; Shakspeare, Schiller, surtout dans le'Son Carlos de ce dernier, etc.] • ■ •

Vr* Période i grandeur dans la libération de la raison de ses entraves physiques. lb mystiqi’e. (Lutte poétique des deux principes dans l’homme, le physique et l'hyperphysique). [Genre mystérieux; Faust de Goethe, Mansfeld et Caïn de Byron, les Amours des Anges de T. Mporé,etc., Mozart, Weber, etc.).

\ T “* Période I grandeur du vrai absolu. — l'Stbrnel, (Création poétique du principe absolu de la réalité). [Genre aebrématique ; que 1 ques aperçus comme anticipations, dans Jean-Paul , Hayden et Beethowen.].

VU"* Période i — grandeur du bien absolu. — L'iuHoarBL. (Création poétique de l’existence absolue de l’étre raisonnable)....

(le notre existence. Il ne nous man(|«e en effet que ce dernier mais décisif effort; et, avec lui, après tout ce (jue nous avons déjà fait, ainsi que iiQUs venons de le j-econnaître dans cette introduction à l’èrc de l’absolu, nous pourrons effectivement répondre à la grande question placée à la tête de cet ouvrage, savoir :

QUEL EST LE DEUNIEU BUT DE l’hUMANITÉ? QUELLE EST NOTRE DESTINÉE SUR LA TERRE : QUE SOMMES-NOUS ET QUE DEV^ONS-NOÜS F,V1RE ?

question qui; sans contredit, sera dorénavant l’objet unique et l’intérêt suprême de l’humanité. Mais, comme nous l’avons déjà reconnu plus haut, la finalité du monde ne nous abandonne pas encore entièrement dans ce dernier et décisif effort qu’il nous reste à faire : elle nous présente encore, dans l’état précaire et défectueux de nos connaissances actuelles, au moins une condition négative pour ce dernier effort, vers l’établissement de notre but final et absolu, que nous devons aborder. Suivons donc le développement ultérieur de l’humanité dans cet état précaire et défecteux de ses connaissances actuelles, obtenues uniquement par l’empirisme ou par le secours de l’expérience; et tâchons d’y découvrir, avec clarté, cette condition négative qui doit nous conduire d('*finitivement à l’établissement de notre but absolu.

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