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la Corne d'Or, au Ministère de la Marine, le 10 Décembre 1876, ils sont surpris d'entendre les cent et un coups de canon qui annoncent l’entrée de la Turquie dans la voie démocratique. Les Délégués Turcs expliquent à leurs collègues l’importance de l'évènement. La Conférence commence donc sous des auspices autres que ceux qu’on avait primitivement escomptés. Les représentants de la Turquie reprennent leur traditionnel argument: ,, La nouvelle Constitution rend superflues les demandes contenues dans le Protocole “. Ignatieff répond que ce n’est pas la première fois que la Turquie avait promis des réformes pour évitér une intervention et qu'il ne pouvait pas faire crédit à des promesses faites pour le besoin de la cause. Le marquis de Salisbury, délégué anglais, élève aussi des doutes. Il déclare qu’on ne peut pas appeler Constitution“ une loi contenant le fameux article 113, et que, puisque le Sultan, en dehors du Parlement et même du Cabinet, a le droit, sur un simple rapport de police, d’expulser un citoyen turc, on ne peut plus parler ni de liberté individuelle, ni d’inviolabilité de domicile, ni d'institution démocratique.
Mais Midhat Pacha tient bon et la Conférence se disperse après avoir présenté une liste de réclama. tions différant très peu du protocole de Londres.
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Cependant, quoique ayant refusé les conclusions de la Conférence, Midhat Pacha était décidé à y donner largement satisfaction de son propre gré. Il voulait à tout prix éviter la guerre. Mais le Sultan qui tenait de plus en plus en suspicion Midhat Pacha — lequel avait également contre lui toute la camarilla du Palais -- le Sultan, donc, se refusa à adopter les vues de son ministre. Par exemple, Midhat voulait ouvrir les portes des hautes écoles militaires aux chrétiens; Hamid sy opposa, et ainsi de suite. Midhat qui n'avait pas encore une idée exacte de l’audace d’Abdul Hamid lui adressa une véritable mercuriale. Il lui dit nettement qu'il était là pour inviter le Sultan à son devoir et qu’en publiant la Charte il n'avait pas agi seulement par crainte de l’Europe... «La Charte vous indique votre devoir, dit-il, et malgré tout mon attachement au trône, notez que je ne vous obéirai pas dans la moindre injonction contraire aux lois». Et il terminait par cette phrase: » Majesté, voilà neuf jours que vous continuez à refuser votre approbation à toutes les propositions que je vous ai soumises. Vous refusez les lois et règlements qui peuvent être comparés aux outils des ouvriers; il n’est pas possible de travailler sans instruments. Je puis dire que vous tenez à ruiner les fondements de cet empire qui vient à