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PHILOSOPHIE MENTALE

Marche à suivre dans l'éducation pour arriver à un développement harmonique des facultés.

La première faculté à développer est la îiicuhé présentative qui doit servir de base à tout le reste. En elïet, pour savoir il faut observer, et pour retenir il faut acquérir.

Dans les classes du degré inférieur, c'est au moyen des leçons de choses que l'on cultive cette faculté. Elle est également cultivée dans les classes de tous les degrés au moyen de l'enseignement objectif.

Ensuite vient la mémoire, faculté reproductive. Il serait inutile pour nous d'acquérir si nous ne pouvions pas retenir; et ce serait en vain que nous retiendrions si nous ne pouvions pas reproduire.

On cultive la mémoire en l'exerçant, en la forçant à retenir les morceaux de prose et de poésie qu'on lui a confiés. On peut encore cultiver cette faculté en prêtant une grande attention au sujet dont on s'occupe, en s'y intéressant, et en l'associant à d'autres objets. L'étude de l'histoire, de la géographie et du calcul développe la mémoire.

Pour que ce que nous avons retenu puisse nous servir, il faut que nous puissions le reproduire et le représenter.

i'our reproduire une chose, il faut l'avoir considérée avec beaucoup d'attention, sous toutes ses faces, l'avoir bien gravée dans son esprit en l'associant avec quelque autre chose.

V imaginai ion ou la faculté représentative vient après la faculté reproductive.

Dans les leçons de l'école, on devrait attacher moins d'importance au travail mécanique, afin que les enfants pussent donner à leurs pensées un plus libre essor.

On cultive l'imagination en étudiant la nature et les ouvrages d'imagination, en écrivant de petites compositions fictives, en écoutant ou en faisant de petits contes.

L'histoire, la littérature et les études qui demandent du goût, par exemple, la musique, le dessin, la peinture, la poésie, la sculpture et les autres beaux-arts, développent l'imagination.

L'étude des sciences et des mathématiques développe la faculté élaborative qui comprend les classifications, les généralisations et le raisonnement. Les études qui, reposant sur des lois bien établies ou sur des faits dûment constatés, ne laissent que peu de place à l'originalité et à l'imagination, aident puissamment à développer cette faculté.

Le cours d'études doit tendre à cultiver toutes les facultés et à les développer dans leur ordre naturel.

Mary G.

Cincinnati (Ohioj. — École normale municipale.

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