DESCRIPTIONS D OBJETS ET D IMAGES
fants résolurent de monter au sommet de la montée Hoosier ; ils y arrivèrent après de pénibles efforts. Environ six d'entre eux se mirent sur une rangée en se tenant par la main, et ils s'élancèrent pour descendre la pente en courant. Quelques-uns s'embarrassaient les pieds dans le sable, et faisaient la culbute. D'autres avaient les pieds si bien pris qu'ils ne pouvaient plus remuer; un autre perdait l'équilibre et roulait jusqu'au bas. Nous passâmes une journée charmante, et nous fûmes bien fâchés quand vint le temps de partir, mais il fallut se résigner. Nous employâmes ensuite une journée à visiter la prison des Etats, et il faut beaucoup de temps pour la visiter. Nous partîmes de bonne heure le matin, en emportant notre dîner que nous voulions manger dans la prison. L'inspecteur nous en lit faire le tour. Il y avait iO femmes et des centaines d'hommes. Sept de ces hommes étaient condamnés à vie, ils étaient jeunes pour la plupart. Ils ont toute espèce de métiers dans cette prison, et chaque homme a sa besogne particulière. A l'heure du dîner nous sortîmes pour les voir entrer au réfectoire. Ils marchent l'un derrière l'autre, chacun ayant la main droite sur l'épaule de l'homme qui le précède.
Nous allâmes ensuite passer quelque temps à Niles Michigan. Je ne vous ai pas parlé des paysages que j'ai traversés en allant d'un endroit à un autre, parce qu'ils n'offrent rien d'intéressant : on peut voyager pendant des centaines de milles sans voir autre chose que des arbres et de vastes prairies.
Je suis allée ensuite à South Bend, où j'ai visité deux des plus grands pensionnats qui existent dans cette partie de l'Ouest, Notre-Dame et Sainte-Marie. Ce sont de très-belles écoles ; Notre-Dame a l'un des plus beaux carillons qui existent aux États-Unis.
Nous partîmes ensuite pour la grande ville de l'Ouest, Chicago, où nous passâmes trois semaines. L'Exposition y était ouverte à ce moment; nous l'avons visitée pendant trois jours. Elle avait lieu dans un très-grand bcàtiment situé sur le bord du lac, et si vous vouliez voir la ville, vous n'aviez qu'à monter au sommet du bcàtiment : vous pouviez alors voir autour de vous à plusieurs milles et sur le lac : il y avait dans ce bâtiment tout ce que vous pouviez imaginer. Chaque jour nous voyions quelque chose de nouveau; et il nous arriva rarement de voir deux fois la même chose. Le soir, aussitôt après le coucher du soleil, nous nous promenions à pied et en voiture dans les parcs.
Nous quittâmes Chicago pour nous rendre à Davenporl (lowa), sur le Mississippi. Cette ville est très-belle. Les premiers jours qui suivirent notre arrivée se passèrent en visites. Nous voulûmes visiter Rock-Island, sur le fleuve, précisément en face de Davenport. Nous partîmes de bonne heure le matin, et, après avoir traversé la rivière en voiture sur le ferry, nous fîmes une agréable promenade en voiture dans l'île pour nous rendre au palais du gouverneur. Si je me fais une idée exacte de la signification du mot guerrier, je crois qu'on peut l'appliquer à l'aspect de l'île : les canons étaient tous tournés du côté du fleuve, les sentinelles se promenaient sur les rives.
Notre excursion a été charmante, et j'espère que vous pourrez quelque jour en faire une semblable.
Fannie T.
Boston (Massachussets). Everelt grammar School.
(Temps employé à faire ce travail : 1 lieure 10 minutes.)