‹ Devoirs d'écoliers Américains, recueillis a l'exposition de Philadelphie, 1876Chapitre 117 sur 355 · LES écoles d'autrefois · texte numérisé non relu

LES écoles d'autrefois

A l'Exposition il y aura un bâtiment valant trente mille dollars, pour montrer ce que peuvent faire les écoliers du Massachusetts. Notre État est le premier qui ait ouvert des écoles libres, et ce sont les meilleures du pays

Nelue m

(1) La directrice de la 5* classe de l'école PrescoU avait demandé aux jeunes filles de la classe de s'enquérir chacune auprès de sa mère de quelques détails sur les écoles d'autrefois. Les réponses des élèves, sans classement ni révision, ont été inscrites à la suite les unes des autres dans un cahier dont nous reproduisons la plus grande partie.

Nous avons chez nous un livre qui dit que les arcliives de la ville, à la date du 13 avril 1635, il y a plus de deux cent cinquante ans, contiennent cette phrase : « Délibéré que notre frère Philémon Purmont sera supplié de se faire maître d'écolo pour instruire et élever nos enfants. »

Les écoles n'étaient pas seulement pour les enfants des colons, mais on permettait aussi aux enfants des Indiens de les fréquenter.

Alice M.

Je m'imagfine que ks écoles ne sont pas aujourd'hui ce qu'elles étaient il y a cent ans. Lorsque mon père était tout petit, il était obligé de faire un mille et quart à pied pour alkr à l'école, et quelqtiefeis il lui falhit faire le feu. Il m*a dit que, plus d'une fois, lorsque faisait bien froid, il a été dans les bois chercher de qooi faire du feu.

Nellïe m.

En Irlande on brûlait de la tourbe, et si les petite garçons et les petites filles n'ea apportaient pa^ le maître ne les laissait pas s'approcher du feu.

Annie M.

Quelquefois il n'y avait que douze semaines, et au plus six mois d'école par an. Le temps était précieux» on étudiait ferme et on apprenait beaucoup de choses.

Martha N.

Mon père m'a dit que» pour se proeurer une plume, il était obligé d'attraper une oie et de lui en arracher une.

Nellïe M.

La vieille maison d'école où ma grand'mère allait à l'école n'avait qu'une salle qui contenait un lo^ pupitre derrière lequel était un long banc. Les écolières ne s'y asseyaient que pour écrire. Il y avait d'aulres bancs où deux ou trois élèves pouvaient s'asseoir pour étudier. Les deux livres dont elles se servaient étaient la Grammaire de Murray et VEnglisli Reader, Elles n'avaient pas de cahiers comme les nôtres, mais elles faisaient les leurs avec une main de papier. Chaque élève fournissait son encre.

Sarah L.

Je connais une femme qui dit que lorsqu'elle était en Irlande,

LA VIE DE l'école DÉCRITE PAR LES ÉCOLIERS. 143

elle faisait elle-même ses crayons avec de l'argile durcie et qu'elle les taillait sur la pierre à repasser.

Sarah M'A.

Lorsque ma grand' mère était jeune, on voyait beaucoup de maisons d'école en planches brutes (log-houses).

Clara M.

Quelquefois les maisons d'école étaient des cabanes faites (\ troncs d'arbres, et les petites filles étaient obligées de s'env« lopper de leurs châles pour n'avoir pas froid.

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