‹ Devoirs d'écoliers Américains, recueillis a l'exposition de Philadelphie, 1876Chapitre 118 sur 355 · JULIA M'J · texte numérisé non relu

JULIA M'J

Peut-être les hautes fenêtres étaient-elles destinées à empêcher les enfants de regarder dehors.

Jessie D.

Les maîtres croyaient avoir beaucoup d'élèves s'ils en avaient cinq ou six. Quelques enfants étaient obligés de faire un ou deux milles à pied, et les maîtres passaient successivement une semaine dans toutes les maisons jusqu'à ce qu'ils eussent ainsi parcouru tout le district. Il était rare que deux élèves étudiassent le même livre, car chacun d'eux prenait le livre qu'il avait chez lui, quel qu'il fût.

Clara M.

La plupart de leurs livres venaient d'Angleterre : ils coûtaient très-cher et on s'en procurait difficilement.

Emily D.

Lorsque les entants savaient mettre l'orthographe, lire et faire des problèmes d'arithmétique, on disait qu'ils étaient très-savants

Clara M.

Les maîtres punissaient les garçons en leur faisant tendre un bras ou une jambe, et si un élève n'obéissait pas, ils avaien r.ne longue règle avec laquelle ils les frappaient.

Sarah L.

Si les filles babillaient, le maître leur attachait leur tablier sur la figure avec des épingles.

IEmma L.

144 GRAMMÀR SCHOOLS.

Quelquefois on leur faisait tenir un bâton entre leurs dents.

Emily D.

l.e maîlre n'osait pas fouetter les filles, parce que, s'il l'avait fait, les grands garçons l'auraient fouetté à son tour après la classe.

JULIA B

Les enfants n'étudiaient pas leurs leçons à l'école : ils emportaient leurs livres chez eux, et c'était là qu'ils les apprenaient.

Sârah L.

Us n'avaient pas de cour pour jouer pendant les récréations, ils allaient sur la grande route, dans les champs, dans les bois.

Mary B.

Quelquefois les salles d'école étaient en penle, de sorte que les grands sièges étaient derrière et les petits devant le pupitre du maître.

Martha N.

L ©.pupitre du maître ressemblait à une chaire.

JULIA B

Les dififérenis cours d'études se faisaient dans la môme salle.

MARGAREt H.

Songez un peu à notre charmante école de Prcscott, et comparez-la à ces masures d'autrefois.

JULIA B

Je m^magine qu'on devait mener une vie bien agréable autrefois, d'après ce que j'ai entendu dire. On avait alors de grandes cheminées qui chauffaient ùl blanc les salles d'école. Maintenant on les chauffe à la vapeur. En hiver les écoliers se mettaient sous les pieds quelque chose qu'on appelait des poêles pour les pieds. Je ne sais pas quelle en était la forme exacte, mais je suppose qu'ils étaient gentils et chauds.

Sadie a.

C'était une boîte d'étain percée de trous. Il y avait une porto et une poignée semblable à l'anse d'un seau. Lorsque les

LA VIE DE l'École décrite paiv les écoliers. 145

vieilles dames sortent en voiture, elles mettent du chat*bon allumé dans un seau ou un vase d'étain qu'elles placent dans la boîte : la chaleur passe par les trous et leur tient les pieds* chauds.

Clara M.

Les écolières avaient des bassinoires pour phauffer leurs lits.

Hattie s.

Elles avaient naturellement froid aux doigt» en hiver; alort elles faisaient chauifer des briques qu'elles enveloppaient danà du drap et qu'elles portaient sur leurs genoux lorsqu'elles allaient en voiture.

Ida B.

Il n'y avait pas de feu dans les églises à cette époque-là; aussi eoiportaient-elles leurs briques et leurs chaufferettes.

Flora M' L.

S'il y avait une école du dimanche, elle se tenait dans la maison d'école, et les élèves y apprenaient leurs leçons dans le Livre d'Heures anglais. Quelques-unes des questions étaient : c Quel fut le premier homme ? Quelle fut la première femme ? Quel fut l'homme qui vécut le plus longtemps? Qui tenta Eve et lui fit manger la pomme? »

Clara M.

On employait alors dans les églises divers instruments de cuivre au lieu des orgues dont nous nous servons.

Maroaret h

On avait une basse-viole, un violon et un diapason pour entonner les chants.

Jessie D.

Dans un ancien chœur il y avait deux ou trois personnes qui conduisaient le chant ; l'assemblée se joignait à elles, et les entraînait.

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