ESQUISSE d'une LEÇON SUR LES PROPRIÉTÉS DU PAIN
Plan :
1* Introduction :
Présentez le pain et faites dire à quoi il sert et pourquoi il est bon à manger.
La maîtresse présente le pain et fait dire par les élèves que c'est du pain. Elle demande ce qu'on en fait.
Les enfants (en riant) : On le mange.
La maîtresse : Comment appelle-t-on les choses que nous mangeons ?
(1) Pour ne pas omettre ce premier mode d'enseignement, dont réducatidn américaine fait un si grand usage, nous empruntons à l'Exposition des écoles normales quelques leçons de choses rédigées par les élèves-maîtresses à l'imitation de celles qui se font tous les jours dans les j rdins d'enfants et dans les primary schools.
Les enfants répondent (ou on leur diVa) qu'on les appelle des aliments.
La maîtresse demande pourquoi nous mangeons le pain (pourquoi il est bon à serrir de nourriture ou à*aliment) ; les , enfants répondent que c'est parce qu'il a bon goût, qu'il nous fait grandir, qu'il nous rend forts, etc.
2® Exercices sur les propriétés du pain :
Faites dire les propriétés connues : i« par la vue, 2<> par l'odorat, 3° par le goût, 4* par le toucher, 5® par le moyen d'expériences.
Développement :
La maîtresse. — Sarah, comment savez-vous que ceci est du pain?
Sarah. — Parce que je le vois.
La maîtresse. — Vous le savez donc par la vue. Qu'est-ce que vous savez encore par la vue?
Anna. — Je sais qu'il est blanc.
La mmtresse. — John, en savez-vous autre chose par la vue ? *
John. — Ce pain est plein do petits trous.
La maîtresse. — De quel autre mot nous servons-nous pour désigner des petits trous?
John répond, ou bien on lui désigne le mot pores.
La maîtresse. — Vous dites donc que ce pain est...
John. — Plein de pores.
La maîtresse. — Ou poreux.
Elle fait répéter aux différents élèves que le pain est poreux.
La maîtresse. — James, de quelle autre manière pouvonsnous apprendre quelque chose de ce pain ?
James. — Nous pouvons apprendre quelque chose de ce pain par l'odeur.
La maîtresse. — Laura, quelle espèce d'odeur a ce pain?
Laura.^ Ce pain a une odeur agréable.
La maîtresse pourra faire distinguer l'odeur du pain chaud de celle du pain rassis, etc.
Même travail pour le sens du goût. — La maîtresse fait dire que le pain a bon goût, a une saveur agréable, qu'il est (igréable au goût, etc. A titre d'exercice sur ces mots, elle leur fait nommer d'autres choses qui ont les mêmes quaUtés ou les qualités contraires ; elle leur fait ensuite apprendre le sens ies moîs sapide et insipide par de nombreux exemples.
Même travail pour les qualités du toucner : rugueux et mou.
La maîtresse fait ensuite devant les enfants quelques expériences : — Freddy, je vais mettre ce pain dans Teau : que ta-t-il arriver?
Freddy.— 11 va boire Teau.
La maîtresse montre que le pain s*mbibe d'eau, absorbe Feau, parce tpi'il est spongieux.
Autres expériences analogues.
En torminaiit, on fait répéter par les enfants tous les mots qu^ils ont appris dans la leçon, en leur faisant indiquer par des exemples la signification de chacun d'eux.
Nellie U.
Ecole normale d'Indianapolis (Indiana).