‹ Devoirs d'écoliers Américains, recueillis a l'exposition de Philadelphie, 1876Chapitre 321 sur 355 · LE CENTPJ'AJÇE DE L'ÉQUCATION · texte numérisé non relu

LE CENTPJ'AJÇE DE L'ÉQUCATION

De tpus les progrès qui se sont accomplis aux États-Unis ppndant les p)5nt ans qui viennent de s'écouler, les plus importaut§ out été faits dans l'éducation. ^Nous avons toujours eu 1^ plus grand soin de l'éducation. Dès 1619 la Compagnie de jiOndres sentait 1^ nécessité d'établir de^ écoles dans cette colonie. En 1621 |a première école gratuite fut établie à Charles City dans la Virginie. On établit aussi de très- bonne heure des écpîes libres d^ns le Massachusetts. BientjJt après OU dépi^^ que tout village de cent familles jurait unp Gr^mmar ^çhool^ et tout yillage de cinquante f^pfii)les une Primaty schooL On établit dans l'État plusieurs collèges dont le princi-

Sal était fiarpard Çolfege, à Cambridge, dont l'établissement ^te de 1636. ^n {858 il y avait quatre écoles normales. C'est dans cet éfat que les écoles publiques ont pris nais-

{^es pren)ièra§ écoles n'étaient pas entièrement gratuites, les élèves devaient payer une certaine somme en entrant, mais les écoles avaient d'autres ressources, Elles étaient unies à l'église qui les entretenait en partie. La religion tenait une

idace important^ dans l'instruction, L'instruction plus déveoppée donn^ naissance à des croyances religieuses diverses, ^ çorte qu'il devint presque impossible d'enseigner la religion d^ns les écoles publiques. Aujourd'hui il est défendu à toute secte d'y enseigner ses doctrines. Jl existe aux États- Unis quelques écoles confessionnelles {denominational ^ehools) ; ij y eu a beaucoup dans l'État de New York. Cette séparation de la religion et de l'instruction scolaire

eut un mauvais effet sur la morale, qui fiit complètement négligée. Le peuple pensa que la religion et la morde étaient une seule et même chose et qu'il fallait les bannir des affaires publiques.

Pendant la guerre de la Révolution, l'éducation fût fort nég^li^ée pour plusieurs raisons. On était alors trop absorbé par la g^uerre po]ir avoir le temps de s'occuper de l'éducation. D'un autre côté, la guerre avait appauvri le peuple, qui n'avait pas le moyen d'entretenir des écoles. Mais lorsque cette guerre fut terminée, oi^ ^'occupa de nouveau de l'éducation qui, depuis lors, n'a ces^é de se répandre en se perfectionnant.

Aujourd'hui les États-Unis possèdent un système d'écoles publiques qui est l'un des meilleurs du monde. D'abord ce système a été très-imparfait, et il ne pouvait pas en être autrement ; mais dans ces derniers temps il s'est beaucoup perfectionné, et maintenant nous avons un système d'écoles très-bien graduées (1). Cependant il y a encore dans les campagnes et dans quelques États des écoles non graduées, mais le nombre en diminue rapidement.

Il n'y a pas d'universités aux États-Unis. Cependant on y trouve des établissements qui portent ce nom, par exemple l'Université de Ann Arbor; mais ce sont plutôt des collèges. Les principaux collèges des États-Unis sopt ceux de Yale, Cambridge et Howard.

Outre notre système d'écoles publiques, nous avons beaucoup d'autres ét^Iissements où sont placés les condamnés et les enfants qui n'ont pas de parents. Dans quelques-uns de ces établissements les condamnés sont obligés d'apprendre quelque métier utile, et beaucoup d^entre eux deviennent des pitpyens honnêtes et laborieux lorsqu'ils quittent ces écoles après avoir subi leur condamnation.

Les États-Unis ont aussi fait de grands progrès dans la mét)iode de l'enseignement. On se servait d'abord, dans nos écoles, <)e livres classiques. On apprenait par eœur. Le maître enseignait beaucoup de choses sans se préoccuper de la manière dont il les enseignait et sans se demander si ses élèves le comprenaient. Maintenant, au contraire, on se préoccupe beaucoup de la méthode d'enseignement, et Fon s'efforce de

(1) Graded school, éco)^ divisée en classes distinctes ayant un pro- ^amme régulier; ungraded schooU école k une seule classe, sans organisation pédagogique bien arrêtée.

développer les facultés intellectuelles, surtout chez les jeunes élèves. D'abord on pensait que la méthode d'enseignement importait peu dans les écoles inférieures. Celte méthode, disait-on, n'avait d'utilité que pour les élèves qui étaient en état de suivre les cours des collèges ou des écoles supérieures. En conséquence les petites écoles étaient confiées à des maîtres sans expérience. Mais, de nos jours, on s'est aperçu qu'on ne pouvait obtenir aucun résultat satisfaisant si la base de llnstruction avait été négligée. On a reconnu qu'il fallait dès le commencement s'occuper très-sérieusement de l'instruction des élèves. Aussi a-t-on fait d'importantes modifications dans les écoles inférieures, tant sous le rapport de la méthode que sous celui des programmes d'études.

Annie D.

Âge : dix-huit ans.

Milwaukee (Wisconsin). — Normal départaient.

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