‹ Devoirs d'écoliers Américains, recueillis a l'exposition de Philadelphie, 1876Chapitre 340 sur 355 · ANNEXE · texte numérisé non relu

ANNEXE

L'inspection du matin dans cette salle n'a pas été très-bril* lante. L'atmosphère était lourde. Les enfants étaient réunis dans la salle d'école, ils étaient à leurs places. La maîtresse leur faisait chanter un air vif; mais l'apathie générale et la difOculté de régler la voix, car les enfants étaient enrhumés, firent échouer presque entièrement cette tentative. On laissa ensuite les élèves faire ce qu'ils voulurent à leurs places : ils n'étudièrent pas, mais ils ne firent pas de bruit.

La maîtresse commença ensuite l'exercice religieux en chantant une hymne, et les enfants l'accompagnèrent. Elle lut ensuite un passage de la Bible, que le bruit de la toux des enfants nous empêcha presque d'entendre. A un signal donné, toutes les tètes s'inclinèrent, et les élèves répétèrent, après la mat-

NORMAL SOHOtLS.

Iresse, iXNmso» Dominicale, ^iofmiMtja fiièpe du œa^n.

i^DdaBt ces eaœrdces, il y avait dans les mauièrjes de la Maîtresse "beaucoup de calme et de gravtlé, et poidaBtk pnère, e^les prirent tae akodide «elennité.

La maîtresse ne téttoâg^aa^ias iffie eeirie fois la moii^re •rrîÉatîim, malgré les circonstances i{m empfldkaient d'<4>temr des élèves toute la promptitude et toute l'attention qu'on ebtîent dans d'autres «oinaats. iiOs^sfaiMfi «e éireRt pasktités et eicités, oosime tk rasraieat.^ -siienr «Mltresse avait témo^é son «déf^idr pemr «ne dwse i|«'«is oe pesvaieBt pas eiiMsecBer*

Les élèves qm faisaient le ^^hs 4e Imét .en-toussant «em- Maient faire tons ie«rs efforts penr se reteair. fit «e ,tattt ne produisait pas de mauvais efifet sarlee moÈtm»

Les 'enfinrts se coofonnèmt p^ «fnpiatfeie «a sentiments de calme «t de resaped, téinoif;iiés p»r la laalMsBe. Et queicpi'ik ne se rendissent compte ni des causes m 4es «ffets ée ees sefltimeiits, ils n^en prenaient pas ssenii l'iMËiiteée d'éprouver ces sentiments^ et iàaxxai d'eux s'bdMtue aittei à s'umr prompte» ment et tranquillement avec les maÈtw fmer faire le tram Imposé pour le moment.

Degré élémentaire. — Classe supérieure.

A notre entrée dans la salle, la maîtresse était absente, mais les élèves étiâent tous i lemrs i^ees; ils éludtaÂeRt. Us conli»- Huèrent d'i^rendre leurs kçoBs jusqu'à 0 beures moins 5 minutes. Alors la quatrième année fit un exercice de calcul. Un élève de chaque section quittait sa place, se mettait devant ses caBwrades et dictait dew «dditioiift, il i^pelaiA «ui de ses camarades» celui q«'i] voulait, pour d^awier la i^é^pense; il re* tournait ensuite à son pupitre» et il était remplacé par «a autre.

Les élèves àrent cet exerctoeUmt seids, et U$ j mirent autttit d'entraïA et autant de bonne volonté que s'ils avaient réeill leurs leçons à la maîtresse.

Un élève de tiHHsième aanée laiaait le tour des puplti^ ei «cAnainant les ardoises de sa «ection, puis il rendit compte da travail à Ia maîtresse.

L'élève désigné pour ûiire cette inépectioa «e témoigiMit aueufi sentiffi^t de rapériorité eur ses eaMarades de secttan^ <|ui, de leur €Ùté, ne manifestaient aucun sentiment d'envie.

«riMGOfiK. 4M

4Ses eiiHwioes» q^i M <font avant lUteure 48 la otosse, ont pour Ixit d'^npêcher lés reUyrds et de pp^rer l'esprit des enfants à il'-étitde. La nature de ces exercices fortifie chez eux l'aptitude à TobservatioD, eit les iM^itue à se diriger eui-roémes. Ils ont aussi conscience -de leurs talents, qu'ils développent de oeite façeA. Us sentent croître en eux le désir de la science et de l'habileté : c'est pour cela qu'ils «'intéressent tant à ceft exercices.

Les exeroiees religieux «e composèrent d'un chant suivi de 4'Oraison Dominicale, ^ d'un auti7e chant «uivi Au Psausne ^. Les élèves se joignirent à la maîtresse pour faire ces exercice^.

JLee doia^ÎPàres de Ja «M^resse étaient lïe^pectueiises, et pfes- ^ue tous les élèves témoigaèrent beaucoup de cecueillemeot td 4'atlention.

Pour une eause quelconque, quelques élèves ne s'unirent pas 4'inlentioa avec le reste de l'éoole. Pai* là ils perdirent k grâce que cet exercice spédal leur «aurait attirée» et ils furent eottstraks à l'influence qu'il aurrà eue sur leur esprit pendant tout le jour.

On remarquait dans cette salle un progrès évident sur la Pri9tmy Rcxm. Dans la Primary^ ^n amusait les enfants pour les faire rester tranquilles, tandis qu'ici ils avaient plus d'ini^ tiative personnelle et étaient plus studieux. Le respect témoigné par les premiers était plus inconscient, le respect témoigné par les seconds était plus réfléchi.

£t cependant les élèves de ces deux classes étalent luùs d'intention avec la maîtresse qui, par ses manières, leurinspî* rait l'amour et le respect qui sont dus à l'Être suprême.

fiCKTOiW.

Indianapolis (Indiana). — Trainiog school.

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