PLAISIRS DE LA LECTURE
De t<Mes les différentes manières d'employer son temps pendant les heures de récréation, je crois que la meilleure est la lecture. Il est très-agréable de s'asseoir et de Hre un bon roman lorsqu'on a terminé ses devoirs domestiques (si Ton en a), et surtout de lire les œuvres de quelque bon auteur.
(1) Il n*y a dans cette école que denx enfants qui ont moins de trois quarts de mille à faire pour venir en classe. Le plus grand nombre det élèves demeurent à un miUe ou plus de la maison d'école.
{Note de mUiMmir,)
HàRRànoifS. 99
8 y « 4es pénmttet <c6ttBS qui appartâennenl à la sect6 orHio^oxe), fpii peasent que cTest un gfrand péché de lire des romaBS et qd s'étonnent que tous puissiez lire de telles c fîitilttés » (c'est le terme poli dont elles se servent), tandis qse vous, de TOfre e^é, tous ne pouves trouver «icun plaisir dftts lesMwes qu'elles lisent, par exemple la Vie de Melchiêédâc o« ta vie de quelque ancien Patriarche contemporain du déhi|*e. ie ne parie pas des romans à dix tents que lisent les mâtaâSy vmH seulement de ces charmantes et intéressantes histoires par M"»» Holmes, M"»« Southworth, M"« Evans et beau- «Mip d'autres auteurs populaires.
La» farcens lisent teut ce qu'ils trouvent. Mais les filles ne i'ânseraieBt jamais de lire des romans à dix cents! Elles lisect des histoires» et je doi:; dire que je crois ces livres-là jfkas utites que les livres de fiction. L'histoire nous enseigne lava ies événements qui se sont passés dans notre pays, la vie 4e8 gnmds hommes^ des femmes populaires, et beaucoup de faits utiles, que nous ne connaîtrions pas autrement.
liais je pense vraiment que c'est une honte d'être réprimandée au sujet de la lecture àes romans (comme quelques-unes de vos grand'mères, de vos tantes ou autres personnes semblables aiment à vous réprimander), quand il ne s'agit que d^une récréation innocente. Je me demande si ces vénérables personnes n'ont jamais lu de romans quand elles étaient petites filles et qu'elles allaient à l'école. Je suis sûre qu'elles en lisaient alors, et beaucoup plus que nous n'en lisons. Elles veulent se faire passer pour pieuses, sans cela j'imagine qu'elles liraient encore des romans.