‹ Devoirs d'écoliers Américains, recueillis a l'exposition de Philadelphie, 1876Chapitre 98 sur 355 · JE VAIS A LA MAISON · texte numérisé non relu

JE VAIS A LA MAISON

Quelle émotion, quelle joie, quel plaisir remplit le cœur de Cécolière i quelle ^pérauice, quelle animation, se lit sur son risage ! quels beaux rêves elle fait lorsque la session tire à sa An et qu'elle s'écrie joyeusement : c Je vais à la maison 1 >

Elle peut avoir pasté bien des jours heureux avec ses maltresses bien-aimées et avec ses charmantes camarades ; cepen^ dant après une longue absence, après beaucoup de fatigue et de travail, elle ne peut s'empéoher de se réjouir en pensant qu'elle retourne ehes elle, où elle retrouvera ces êtres aimés et chéris qui l'attendent avec tant d'impatience.

€ Je vais à la maison > est une pensée bien douce & tous les oœurs qui ont la moindre parcelle d'affection humaine.

Le pauvre laboureur est charmé par cette pensée : € Je vais à la maison, » lorsque le jour se termine et que le grand dispensateur de la lumière et de la chaleur disparait derrière l'horizon.

Le petit écolier est enchanté lorsqu'à s'élance en bondissant et en chantant joyeusement, lorsqu'il quitte la vieille petite maison d'école et que, son petit sac et son ardoise à la main, il dirige ses pas vers sa maison.

Le matelot, après avoir été ballotté sur les flots inconstants de l'Océan, pousse des cris de joie lorsqu'il entend ce cri : c fin partance pour le pays !» et il pense qu'il va revoir ce. petit coin de terre tant aimé et si sacré, son foyer domestique.

Lorsque les soldats étaient bien loin de leurs foyers, ardem« ment occupés à réprimer cette affreuse révolte, quelle joie, quelle gaieté ne remplit pas leunl cœurs lorsqu'ils entendirent retentir ce cri : < Nous retournons à la maison ! >

n y a une maison dont nous ne pouvons qu'en partie nous figurer les gloires; nous savons qu'il y règne une paix, une joie parfoite, que jamais les nuages du chagrin ne voilent la lumière de sa joie parfaite, que jamais les ombres n'obscurcissent l'éclat d'un endroit si brillant.

Lorsque la nuit.de la terre sera passée, lorsque nous aurons

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terminé notre voyage de retour, lorsque nous n'aurons plus à lutter avec la vie, lorsque nous aurons conduit notre petite f barque saine et sauve près de la terre promise et en vue du Port du Repos, nous pourrons chanter avec notre dernier soupir : € Je vais à lu maison. >

Carrie g.

Age : quinze ans.

Comté de Middlesex (New Jersey).

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