‹ Devoirs d'écoliers étrangers recueillis à l'Exposition universelle de ParisChapitre 188 sur 249 · RÉDACTION · texte numérisé non relu

RÉDACTION

Résultat des croisades pour les communes belges.

Affaiblissement du pouvoir féodal; développement du pou-' voir communal, — Les croisades contribuèrent puissamment

338 DEVOIRS D*ÊGOLIERS.

à ]a chute de la féodalité et au développement des commanes. Beaucoup de seigneurs étaient pauvres, et pour subvenir aux dépenses qu'exigeaient les armées qu'ils conduisaient en Palestine y il leur fallait beaucoup d'argent ; les bourgeois, spéculant sur le peu de ressources des nobleS) obtinrent des chartes consacrant les privilèges dont ils étaient déjà en possession ou Textension de ces libertés.

Prospérité des communes» >- Tandis que la chevalerie acquérait gloire et renom dans les expéditions lointaines , les communes acquéraient une grande prospérité grâce à la protection éclairée de leurs princes et au travail. Bientôt, grâce à l'accroissement de population et au développement du commerce les cités acquirent le plus haut degré de prospérité.

Ligue hanséatique, — Bruges et Anvers devinrent les entrepôts du commerce de toutes les nations. Elles (corr.: les croisades) mireni des {en) relations entre (biffé) tous les pays européens. Il se forma entre les ports de la Baltique et les cités de la vallée du Rhin une grande association qui prit le nom de Hanse (mot germanique qui signifie gilde) destinée à protéger et à étendre le commerce.

Bruges avec son port Damme (addition : par leur commerce) firent affluer d'immenses richesses dans toutes les nations (corr. : chez leurs habitants).

Industrie. — L'agriculture et l'industrie prirent un rapide essor; les Flamande brodèrent d'or et d'argent les tissus de soie et de laine ; ils étaient regardés pour les premiers teinturiers du monde, et leufs draps se vendaient sur tous les marchés.

Les arts et les lettres subirent une grande influence, les monuments furent transformés, les édifices construits en style gothique, les hôtels de ville, les beffrois, les palaid rivalisent de splendeur. Le mouvement littéraire se fait partout sentir, chaque cour eut ses trouvères et chaque bourgeois ses poètes.

De ce temps vivait Van Merland, le prince des poètes flamands. Tel était l'état de la Flandre et de presque toute la Belgique au xiu^ siècle, vers le milieu du moyen âge.

Juin 1879. J. Râskin.

(Note: Trè»-4nent) Cour» inférieur.

' ËELGIQUË. m

Page 1