‹ Devoirs d'écoliers étrangers recueillis à l'Exposition universelle de ParisChapitre 189 sur 249 · AUTRE RÉDACTION · texte numérisé non relu

AUTRE RÉDACTION

(Fin du cours.)

Dernières années du règne de Charles-Quint, depuis le traité de Crespy jusqu'à son abdication (1544-1555).

Charles, que la dernière guerre avait ramené en Belgique, y séjourna quelque temps encore, faisant de nouvelles réformes dans les lois. Mais il n'avait pu arrêter en Allemagne les progrès du luthéranisme : il voulut y porter remède par la force des armes, afm de rétablir Tunité religieuse. Ses desseins furent devinés, et les princes luthériens ne le virent pas plus tôt rassembler des troupes, qu'ils Tenveloppèrent avec une armée de 80,000 hommes en 1546.

Mais tandis qu'ils balançaient à l'attaquer, 15,000 soldats belges se portèrent rapidement à son secours ; ils parvinrent à le rejoindre à temps. Ses ennemis se dispersèrent alors, et dans mie suite de combats heureux, il les accabla successivement, et en 1548 la diète à'Augsbourg proclama l'unité religieuse de l'empire et proscrivit les doctrines qu'avait prêchées Luther.

Un grand revers suivit ce succès. Henri II, fils et successeur de François I", qui était jaloux de la puissance de Charles- Quint, se jeta brusquement dans nos provinces. Surpris par cette trahison, il fut contraint d'accorder des conditions favo' râbles à ces mêmes princes luthériens dont la répression avait été l'objet de tous ses efforts. Ilaccourut ensuite avec de grandes forces pour chasser les Français de la Lorraine, où ils avaient pénétré, mais il ne put s'emparer de Metz , que défendait le fameux duc de Guise, et la guerre continua pendant quelques années entre les deux monarques rivaux, sans avantage pour aucun d'eux. Cependant l'année suivante, Charles se rendit maître de Thérouenne , forteresse qui venait d'être reconstruite, mais qui fut de nouveau rasée à la demande des Flamands. La guerre contre la France continuait avec des chances diverses.

Philippe Ily fils de Charles-Quint, épousa Marie Tudor, fille du roi d'Angleterre. Le jeune prince avait été élevé en Espagne. Il ne devait point succéder à la couronne impériale , destinée dès lors à Ferdinand son oncle, mais ritalie, l'Espagne et les Pays-Bas lui formaient un vaste héritage. Peu de temps après

le mariage de Philippe, son père, qui sentait ses forces décliner, le rappela à Bruxelles, et ayant convoqué dans cette ville les États du pays, il abdiqua le gouvernement des Pays-Bas en sa faveur en 1555. Il lui remit l'année suivante le gouverne* ment de TEspagne, et envoya les emblèmes de Tempire à Ferdinand, qu'il avait fait élire roi des Romains en 1531, renonçant lui-même à toutes les grandeurs du monde pour aller passer ses derniers jours dans la retraite. Il avait fait choix pour ce dessein du petit couvent de Saint- Juste en Espagne. Il y vécut 2 ans, dans une tranquillité profonde , adoptant en partie les limages simples et les pratiques religieuses des moines. Mais les fatigues de son règne l'avaient épuisé , et il s'éteignit le 2i septembre 1558.

Amélie Neuville.

(Note : Très-bien,) Cours moyen.

Arithmétique.

PROBLÈME

Une personne a payé 2488 fr. 50 cent, pour 12 tonnes de froment qu'elle revend à raison de 15 fr. 12 cent, l'hectolitre - Combien gagne-t-elle ou perd-elle à ce marché (pour 100); on sait que le double-décalitre de ce froment pèse 15 kilog. 6 hect.

Solution,

15 kilog. 6 hect. valent 20 litres de froment.

1 hect. vaut 15, 6 fois moins ou —

120000 hect. valent 120000 fois -f ou ?^4iî?^== 15384,6.

100 litres coûtent 15,12.

I litre coûte 100 fr. ou ^^ll^.

15384,6 coûtent ^^^^'^^^^'^^ = 2326 fr. 15 c.

II achète pour 2488 fr. 50 c. — 2326 fr. 15 c, qu'il vend s= 162 fr. 35 c. qu'il perd.

Sur 2488,50, il perd 162 fr. 35.

162 35 Sur 1 c. il perd 2488,50 fois moins ou ^, '^^ .

Sur 10000 c. il perd 10000 fois plus ou

162,35X10000 = 6fr. 53 c.

Réponse, Il perd pour Vo, 6 fr. 53 c.

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