JOURNAL DE MES VACANCES
Pendant la première semaine des vacances il a plu continuellement. Gomme la pluie était très-forte, je ne pus pas aller me promener ; j'aidai ma mère dans les travaux du ménage, et parfois aussi je m'occupai à tricoter.
Le dimanche 22 juillet il fit un temps magnifique. Le matin j'allai à l'église, et l'après-midi à l'école du dimanche, après quoi j'allai me promener avec mes parents et mes sœurs.
Le lundi 23 j'aidai à brosser des habillements. L'après-midi je jouai avec mes sœurs ; toute la semaine j'allai me promener avec elles.
Le dimanche 29 il faisait beau temps. Le matin j'allai au catéchisme; l'après-midi, mon père, ma mère, mes sœurs et moi nous allâmes nous promener. Les deux jours suivants j'allai avec mes sœurs me promener à Saint-Jacques. Je passai la semaine entière en plein air, seulement le 2 août je restai à la maison, parce qu'il fit un orage terrible. Le dimanche matin 5 août j'allai avec mes parents au sermon du matin, l'aprèsmidi avec mes sœurs à l'école du dimanche, et de là nous allâmes à la promenade.
Toute la semaine j'allai me promener ; seulement le 9 août je préparai mes devoirs pour l'école, et le 14 je ne pus pas non plus sortir parce qu'il pleuvait trop fort.
Le dimanche 12 août j'allai à l'église avec mes parents; l'après-midi j'allai me promener avec eux, et le soir j'achevai le journal de mes vacances.
Cahier des élèves faibles,
(Treize à quatorze ans.)
LETTRE
Bâie, le 4 décembre 1877.
Chère sœur,
Il y a déjà quelques semaines que je ne t'ai écrit ; maintenant je veux te raconter un incendie. Il y a une quinzaine de jours, je fus réveillée d'un profond sommeil au milieu de la nuit par le tocsin et les cornets du feu. J'allai à la fenêtre et demandai où était l'incendie ; mais dans leur frayeur les gens ne pouvaient pas me répondre exactement. Je m'habillai chaudement, et courus à la suite de la foule ; quand je fus arrivée près de la maison où était l'incendie, je la reconnus tout de suite, et je me rappelai qu'il s'y trouvait un nid de cigogne. Quand la fumée se dissipait quelquefois (faute marquée), on apercevait une figure blanche, qui était la vieille cigogne, qui voltigeait continuellement autour de son nid, car elle ne voulait pas abandonner ses petits. Les hommes voulurent effrayer l'oiseau, en lui lançant des bâtons et des pierres. Déjà le toit allait s'écrouler, la cigogne revint se poser sur son nid, et personne ne pensait à la sauver. Lorsque la foule regarda du côté du toit, on aperçut dans la fumée un jeune homme qui voulait sauver la cigogne et ses petits. Il redescendit heureusement, et la foule l'entoura et le remercia de son action ; mais on n'a pas encore pu savoir son nom jusqu'à présent. Je termine ici, mais j'espère que tu m'écriras aussi bientôt.
(Note : peu soigné.)
9^ année {9'^ année du eours seolaire eomplet).
Exercices de composition faits à la maison durant Tannée 1877-1878, répartis en trois cahiers suivant le degré de force des élèves.
Cahier des bonnes élèves.
(Treize à quatorze ans.)