‹ Devoirs d'écoliers étrangers recueillis à l'Exposition universelle de ParisChapitre 93 sur 249 · L — PHYSIQUE · texte numérisé non relu

L — PHYSIQUE

Ébullition et évaporation.

On donne le nom général de vaporisation au changement d'un liquide en gaz et en vapeur; cette vaporisation peut se faire par ébullition ou par évaporation.

EimUition, — Lorsque l'on place de l*eau sur une source de chaleiu*, les molécules inférieures se chauffent, mais la vapeur, rencontrant les couches froides supérieures, se condense; c'est ce qui forme ces petites bulles que nous voyons monter et descendre. Les couches supérieures finissent par se chauffer et la vapeur se dégage, c'est ce qu'on nomme ébullition. Celle-ci dépend : l°de la nature du vase et de sa profondeur ; 2° de la nature du liquide ; 3" des substances contenues dans celui-ci.

L'eau bout plus vite dans un vase de métal que dans un vase de terre ou de verre ; mais si dans un vase de terre on fait chauffer de l'eau dans laquelle on a mis quelque pointes de fer qui «'altèrent pas le liquide, celui-ci bouillira à la môme température que si le vase était de fer. On a remarqué que l'ébullition est retardée de 1° centigrade par 27 millimètres de profondeur. L'eau bouillit (sic)k 100°, le mercure à 109*^. Si Ton met dans l'eau des substances moins volatiles qu'elle, cela relardera l'ébullition, si l'on met des substances plus volatiles l'ébullition est accélérée.

On a employé l'ébullition par la marmite Papin qui est destinée à réduire les os en gélatine. Dans cet appareil on renferme la vapeur qui par cela retarde l'ébullition et chauffe davantage l'eau, qui atteint jusqu'à 120* ou 130® de chaleur. Lorsque la vapeur a atteint une force telle qu'elle pourrait faire sauter les parois de la chaudière, elle soulève une ouverture conique à laquelle est fixée * un levier, à l'extrémité duquel sont attachés des poids. Cette vapeur a acquis ainsi une force considérable; on a employé le principe de la marmite Papin pour les locomotives et les machines à vapeur.

Êvaporatlon, — L'évaporation se fait à la surface des liquides; elle n'a pas à lutter comme l'ébullition, contre la pression atmosphérique, c'est pourquoi elle n'a pas de force et on ne pourrait pas l'employer comme moteur. On a prétendu que l'air aidait à l'évaporation ; s'il en était ainsi, l'eau placée sous le récipient de la machine pneumatique ne devrait pas du tout se vaporiser. Mais l'on a remarqué, au contraire, que l'évaporation était plus rapide ; donc, l'air est un obstacle à l'évaporation; mais celle-ci se fait quand même, seulement elle est plus rapide lorsque l'air est agité. Dans l'évaporation, se * sont les couches supérieures de 1 eau qui absorbent la

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