‹ Devoirs des prêtresChapitre 13 sur 54 · Deuxième partie, — Le corps de Voraison · texte numérisé non relu

Deuxième partie, — Le corps de Voraison

Le corps de l'oraison embrasse les considérations, les affections et les résolutions. Je remarquerai seulement ici que, quoique cet ordre soit naturel, il n'est pas nécessaire de le suivre, car après une considération on peut faire venir une affection, etc. Ensuite il n'est pas non plus nécessaire de njéditer sur tous les points que l'on a lus, il n'est pas même utile, on peut s'en tenir à celui qui frappe davantage (1). Une chose à développer dans cette matière, ce sont les qualités de ces trois choses; on assigne celles que l'on juge les plus convenables pour ceux à qui l'on parle.

Pour tirer du fruit de l'oraison, il est absolument nécessaire de prendre des résolutions qui aient ces qualités : 1° elles doivent être particulières et non générales, on doit en régler l'objet, le temps et la manière; 2° pratiques et non spéculatives ; 3° personnelles ; 4° fortes et courageuses ; 5° présentes; 6° enfin persévérantes en ce sens qu'il en faut toujours prendre, et en ce sens encore qu'on n'est pas obligé de les changer toutes les fois qu'on médite, mais tant qu'on ne les accomplit pas, on peut les conserver. La fin de

(ï) Voyez à ce sujet Introduction de saint François de Sales et Rodriguez,

l'oraison est d'extirper des vices et d'acquérir des vertus.

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