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faire pour mieux connaître les moyens de soulager la pauvreté, et il y a eu dans notre siècle des mesures prises dans ce but, qui u'ont pas été sans résultat avantageux. Mais que l’on se souvienne que la misère échappe souvent aux prescriptions qui veulent la réglementer, qu'elle demande toujours le dévouement personnel, que c'est dans l'Evangile que se trouve la meilleure loi sur la charité, et que l'Eglise, dans ses institutions, offre le moyen le plus efficace de venir en aide à l'indigence et à toutes les infortunes de la vie. Le citoyen, témoin de la misère publique ou privée, est tenu, dans la mesure des ressources dont il dispose d’apporter sa part au soulagement de l'indigence, et de s'imposer un sacrifice pour que celui que la souffrance du corps ou de l'âme impose aux autres leur soit moins douloureux.
‘Oui, voilà ce que doit être le dévouement de l’homme social
qui pense, que lui et ceux qui le touchent de près, ne doivent pas être exelusivement l’objet de ses travaux et de ses sollicitudes.
Mais ce dévouement doit s'exercer dans une sphère plus haute et plus large. Les services du citoyen peuvent et doivent être consacrés à une cause d’un intérêt plus général, je veux dire celle de la patrie.
Les livres sacrés nous disent que le Tout-Puissant a divisé les enfants d'Adam en nations, et déterminé les limites de chaque peuple (Deut. 38.) qu'il trouve sa gloire à rece voir les hommages des diverses patries des hommes (Ps. 95.) qu'il s'appelle le roi des nations, qu'il en prend pitié dans leurs malheurs, et qu’il guérit leurs maux (Sag. IT).
La division du genre humain en peuples divers entrant dans les desseins de sa providence, Dieu a attaché les hommes par un lien secret à la terre natale, qui forme l'instinct de la patrie, et en même temps il leur a fait un devoir de travailler à sa prospé ité.
La patrie, c'est le sol qui nous a vus naître, sur lequel s'écoule notre existence terrestre, où ont vécu ceux que nous avons aimés, qui doit renfermer notre dépouille mortelle, et qui verra se dérouler les destinées de ceux dont nous aurons été les pères dans l’ordre naturel ou surnaturel.
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