‹ Devoirs du citoyen [microforme]Chapitre 9 sur 16 · NÉ RE · texte numérisé non relu

NÉ RE

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au fond du cœur une voix qui demande de subir une privation pour donner une jouissance, et qui impose même Îa souffrance corporelle pour soulager celle des autres. L'homme qui a, du moins relativement, une certaine aisance doit à ses concitoyens pauvres une aumône qui adoucisse leur infortune. Quand la misère entre en sa maison, avec les vêtements en lambeaux qui la couvrent, avec une figure que la faim a exténuéo, avec une parole humble, tremblante, demandant en accents d'une touchante supplication quelques. deniers qui lui donnent un peu de pain, alors essuyant une larme de ses yeux, il doitouvrir une main généreuse qu’un remerciement sorti du fond des entrailles couvrira de bénédictions. Bientôt il suivra l'indigent à sa demeure ; il en verrala misère dans le dénument des choses les plus nécessaires ; il la touchera sur ces planches couvertes de quelques haillons qui servent de lit: sur ces débris de tables et de chaises qui forment l’ameublement ; il la sentira dans l'air vicié de cette étroite demeure dont la misère exclut la propreté ; il l'ontendra dans ies cris des enfants qu'aucune friandise ne vient apaiser. Alors sous l'influence de la compassion qui l'émeut, il songera aux moyens de soutenir cette famille et d'autres qu’il sait être dans une semblable indigence. Et le voilà qui dérobe des heures à une occupation qui pourrait l'enrichir d'avantage, pour organiser des sociétés de charité, ou encourager, développer celles qui existent ; etil voit à ce que ces associations aient une activité et une sollicitude qui les rendent efficaces. Pour lui, la charité, ce n’est pas mettre son nom sur une liste de souscriptions, entendre on dire des paroles de philanthropie, après un diner somptueux, et donner son concours à des résolutions qui souvent ne sont guères fécondes en secours réels pour Île pauvre. L'administration de ces sociétés demande certains frais qui absorbent une partie des dons, et les mains chargées de distribuer les aumône; ne sont pas toujours conduites par le cœur, seul propre à donner à cette œuvre le dévouement et l'intelligence qui lui feraient atteindre le but auquel’elle doit tendre. Faus doute il y a des études à

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