‹ Devoirs du citoyen [microforme]Chapitre 14 sur 16 · PT QE · texte numérisé non relu

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reste de la grâce qu'ily areçue. IL attaque l'Eglise, et cependant, c'est à elle, aux enscignements qu'elle lui a donnés, qu'il doit de n'être pas barbare, de garder dans son cœur des sentiments d’honnèteté et d'honneur.

Il en est ainsi des sociètés chrétiennes qui sont en dehors de la foi catholique. Leur morale vient de l'Evangile qui en renferme les préceptes. Mais cet Evangile de qui l’ontelles reçu ? qui le leur a donné et expliqué ? qui les a faites chrétiennes ? C'est l'Eglise, par son chef qui leur a envoyé des missionnaires,lesquels leur ont prèché la foi. Ainsi elles doivent au catholicisme la morale évangélique dont elle vivent. Mais de plus, cette morale, elle est entretenue chez elle par la mème autorité. Voyez cette Eglise catholique répandue sur toute la surface du monde, dont les membres en grand nombre se trouvent chez toutes les nations, dont la voix retentit partout avec éclat. Sans cesse elle démontre la solidité des fondements dela foi, elle prouve la vérité de l'Evangile, elle proclame les principes de la morale. C'est elle qui maintient, à leur insu, même chez ceux qui refusent de reconnaître son autorité, ce qui reste en eux de croyance à la mission du Sauveur, à la doctrine des livres sacrés. L'enseignement de l'Eglise catholique forme l'opinion morale des sociétés ; il est trop général, trop puissant pour qu’on puisse se soustraire à son influence. Supposez l'Eglise disparaissant du monde : faites taire cette voix du Pape qui rappelle sans cesse la loi divine etla sanction de la justice éternelle ; que les hommes n’aient plus pour les guider en religion et en morale qu’une raison partout et toujours si flexible à l‘influence des passions ; Je le demande, que deviendrait le monde ? L'antiquité avec son affreux ordre social, la barbarie des nations qui ne sont point soumises à la loi de l'Evangile, les horreurs de la révolution chez un peuple où l'incrédulité a momentanément dominé, répondent : Sans le Christianisme point de justice, de morale, de bonheur pour la société.

Supposez que cette atmosphère morale, due à la religion, qui pénètre l'âme et maintient dans l'intelligence l’idée

PE lee

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