‹ Devoirs du sacerdoceChapitre 182 sur 331 · LIVRE IV, CHAPITRE X · texte numérisé non relu

LIVRE IV, CHAPITRE X

tention, et qu'on les reçoive comme une instruction très-împortante et dont la pratique est également facile et avantageuse.

III. Il faudrait donner une trop grande étendue à ce traité, si nous voulions entrer dans le détail de toutes les autres grandeurs et excellences de la messe, qu'on peut recueillir et inférer de tout ce que nous en avons dit jusqu'à présent. C'est pourquoi je me contenterai d'en rapporter seulement quelques unes des plus importantes de la manière la plus abrégée qu'il me sera possible, La première est que la messe est de toutes les bonnes choses qui se font ou qui se peuvent faire au monde, celle qui donne plus de gloire, plus de satisfaction et plus de joie à tous les saints et à tous les anges du ciel; la seconde, qu'elle est l'action la plus édifiante et la plus utile pour toute l'Eglise militante; la troisième, que c'est de la messe que les âmes qui sont dans les peines du purgatoire tirent le plus puissant et le plus favorable secours qu'elles peuvent attendre ; la quatrième , qu elle est le secours le plus important et le plus efficace que nous ayons pour l'avancement et le progrès spirituel de nos âmes , à quoi elle contribue si avantageusement , que quand on mettrait ensemble tout ce que nous pourrions faire de bonnes œuvres pendant plusieurs années, quelque parfaites et excellentes qu'elles pussent être, elles ne seraient presque rien en comparaison d'une messe qui est dite ou entendue avec les dispositions convenables et dans l'esprit qu'il faut; en un mot, il n'y a point dans toute la religion d'action plus sainte, plus digne de Dieu, qui lui soit plus agréable, qui soit plus puissante et qui doive attirer plus de grâce sur nous que de dire la messe ou d'y assister dignement, saintement et avec toute l'attention et l'intention que demande la grandeur de ce saint et adorable mystère; de sorte que quand nous n'envisagerions que notre intérêt et notre utilité particulière, nous devrions employer tout le soin et toute la diligence possibles pour le bien faire , afin d'enrichir notre pauvreté , et de suppléer à notre indigence par ce précieux trésor des mérites et des grâces de notre Sauveur et rédempteur Jésus-Christ.

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