‹ Devoirs du sacerdoceChapitre 297 sur 331 · LIVRE V, CHAPITRE XIV. S · texte numérisé non relu

LIVRE V, CHAPITRE XIV. S

la cruauté de ce procédé. Dieu appelle un fils aîné à la religion; mais le père a d'autres vues : il piéiend faire de son aîné l'honneur et l'ap' pui de sa famille; toutes ses mesures sont déjà prises pour cela. Quoi qu'il arrive , le père veut que son projet subsiste ; et , sous prétexte d'éprouver la vocation de son fils, il ne fera pas de difficulté de l'exposer à se perdre. On en destine un autre à l'état ecclésiastique; mais si Dieu ne l'y appelle pas, et qu'il ait des inclinations, des mœurs mêmes tout opposées au sacré ministère? Il n'importe; ce n'est pas sur le fonds du sujet qu'on règle sa destination ; on ne le connaît pas , ou bien il ne doit entrer pour rien dans raffaire présente ; à quoi on fait uniquement attention, c'est que la famille trouve son compte dans un établissement de cette nature. Dans le même esprit, on retireducloîtredesfillesqui veulent se consacrer entièrement au Seigneur, où Ion y relient par violence celles que Dieu n'appelle pas à cet état. C'est néanmoins ce que le concile de Trente défend, sous peine d'excommunication , et ce que le directeur doit tâcher de savoir de son pénitent , pour obvier au mal , ou bien pour le réparer autant qu'il est possible.

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