‹ Devoirs du sacerdoceChapitre 321 sur 331 · II · texte numérisé non relu

II

personnes mariées soyez prudent et réservé, afin de ne vous exposer ni vous ni votre pénitent, au danfjer d'une complaisance coupable. Ecoutez l'avis que vous donne le père Se.j^nery, sur l'autorité des autres docteurs , et qui ne se rapporte pas seulement à la matière présente : « Que s'il vous arrivait quelquefois de ne pas parler de certaine circonstance nécessaire d'ailleurs à l'intégrité matérielle de la confession, ne vous en inquiétez pas , un plus grand bien doit l'emporter. Qu'il vous suffise de demander l'espèce de ce péché honteux, mais non la manière dont il a été commis ; et si par défaut de prudence ou de connaissance , le pénitent voulait le dire , averlissez-le charitablement que cela ne convient pas (1). « Que dire ici de ces confesseurs encore jeunes qui, sans nécessité, sont les premiers à questionner les personnes mariées sur l'usage et l'abus de leurs droits, dans la crainte qu'elles n'aillent au-delà de ce qui est permis? Ils ne songent donc pas au danger des pensées et des complaisances actuelles et mauvaises auxquelles ils s'exposent, eux et le pénitent , ni à l'honneur et au respect dû à leur caractère , auquel ils nuisent en donnant^aux pénitens un juste motif de les soupçonner, sinon de malice, du moins de curiosité, dans ces recherches que rien ne commande. Pour vous , désirant sagement de procurer un bien plus important , ne soyez pas le premier à les interroger, si ce n'est tout au plus par des phrases générales, telles que celle-ci : Hnfre vous deux agissez-vous chrétiennement et sans que la conscience ne vous reproche rien F N'eu demandez pas davantage (2), S'ils vous proposent des doutes, répondez avec la plus grande brièveté et avec la plus grande réserve possible. Dans ces réponses, soyez discret , c'est-à-dire également éloigné du rigorisme et du relâchement; autrement, pour éviter quelque mal matériel et incertain, vous mettrez les personnes mariées dans un grand danger de commettre des péchés formels (3).

(1) Conf. instruct., c. 2.

(2) Cette manière générale d'interroger suffit sans doute lorsque le pénitent a été instruit de ses devoirs; mais s'il en était anlrement, cette inlerrogation nous paraîtrait insuffisante. JNons pensons donc qu'on peut d'abord demander au pénitent s'il a été instruit des obligations du saint état du mariage. Sa réponse et la connaissance de ses dispositions décident des interrogations qu'il convient de lui adresser. (^"Vo^e du Traducteur.)

(3) Operœ pietium est liic referre quœdam responsade usu matrimonii: Peccntneniortaiiipr iixor, deltituiri cflrnale reddens viro quem in actu ipso fréquent) expcrientia novit ie retracluruiii cum efTusione seminis extra vas?

R. Si jta se inlerdum retrahenli nnUalenus consentiat uxor, inio vero quantum

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