LIVRE II, CtlAPlTRE XXXIX
cent pour le salut des iimes , prenons-les pour modèles , efforçonsnous d'acquérir leur science , é{;alons , si nous le pouvons, leurs talens , imitons leur zèle. Avec tout cela , si nous ne pouvons atteindre au doCjVé de perfection et de sainteté que nous apercevons en eux, prions le Seifyneur de répandre de plus en plus ses bénédictions sur leurs travaux ; ce sera le moyen d'avoir part à Ipurs mérites et de profiter de leurs vertus , sans avoir eu la peine de les acquérir ; si c'est sincèrement que nous cherchons la gloire de Dieu et le bonheur du ciel , les biens de la terre et les avantages da temps , loin d'être pour nous des sujets d'envie , deviendront bientôt à nos yeux des objets d'indifférence et de mépris. Désirons de l'emporter sur nos frères , à la bonne heure ; mais que ce ne soit que par plus de zèle et par une fidélité plus parfaite à tous nos devoirs. La charité n'est point jalouse {\) , ne cherchant qu'à se rendre utile , elle voit avec joie le bien partout où il se tiouve ; elle saisit toutes les occasions de le faire et de le procurer (2). Si c'est elle qui règne dans nos cœurs et qui anime nos sentimens, nous verrons avec plaisir le ministère de nos confrères accompagné de plus de bénédictions que le nôtre; nous n'aurons pas de plus grand plaisir que de voir grossir le nombre de ceux qui travaillent avec succès dans le champ du père de famille; nous souhaiterons qu'il augmente de plus en plus ; nous prierons le maître de la moisson d'envoyer un plus grand nombre d'ouvriers utiles (3) .