‹ Devoirs du sacerdoceChapitre 82 sur 331 · II · texte numérisé non relu

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^40 oiiLiGAiîONS d'État du sacerdoce. \,

ciel ^ où il avriit pntcndu des paroles ineffables qu'il n'est pas permis à itn homru'i â-i rapporiar (l); i! y avait puisé les lumières les plus ôtendurs pour \\ coaduile des àmcs : cepcndanl, cet lîomme tout divin ne dédai{];nG pas d'aller à Jérusalem , pour y conférer avec Pierre, Jacques et les autres apôtres qui s'y trouvaient assemblés (2). Tant il était persuadé que ce saint concert des ministres de Tévanfjile est ce qui peut le plus contribuer à avancer le grand ouvrage du salut -des iidèles. Exemple à jamais mémorable , qui condamne bien authentiquement la présomption , Torgueil de tant de ministres lâches ou paresseux , qui se privent -par leur faute d'un secours d'autant plus nécessaire pour eux , que ce sont ordinairement les moins capables qui croient pouvoir s'en passer. Et de là qu'arrive-t-il ? Que , marchant seuls , sans lumière et sans guide , au milieu des ténèbres et parmi les écueils dont le ministère est plein , ils s'égarent , ils se jettent dans le précipice , et y entraînent avec eux des âmes sans nombre , et qui n'y tombent que pour avoir suivi des guides aveugles.

Pour ce qui regarde la méthode que doit suivre le prêtre dans ses études , elle a pour objet l'ordre qu'il doit mettre dans les connaissances qu'il est obligé d'avoir, la fin qu'il doit se proposer dans ses éludes, et les justes bornes qu'il doit se prescrire à lui-même dans l'acquishion de la science. Trois points essentiels qui nous sont marqués avec une précision admirable dans ces courtes paroles de saint Bernard : Vt scias quo ordine ^ quo studio ^ que fine te nosse oportoat (3). Selon ces règles , un ministre de l'évangile qui veut apprendre tout ce qu'il doit savoir dans son état, y travaille avec ordre ^ il commence par donner ses premiers soins à la science du salut , il s'applique à acquérir les connaissances qui sont plus propres à embraser son cœur du feu sacré que le Fils de Dieu est venu apporter star la terre : Ut id prius , quod matwrius ad salutem (4). Car enfin , pour lui comme pour le reste des fidèles , la science du salut est la première science. Eli ! que lui servirait de faire la conquête du monde entier, s'il avait le malheur de se perdre lui-même (5) ? C'est cette sentence du Sauveur, qui , fréquemment et tendrement répétée par saint Ignace , lui gagna , ou plutôt gagna à Jésus-Christ , le nouvel

(1) 2 ad Cor. c. 12. v. 4.

(2) Ad Gai. c. 4. v. 18 et d9,

(3) Serm. 30. in Cant.

(4) Ifnd,

(5) MallJi. c, ^0, V, 20,

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