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L'Esprit-Saint remplit ainsi sa mission qui est de vivifier. Spirilum sanctum et vivificantem, comme chante l’Eglise. Mais comment donne:t-il la vie ? Est-ce par une action immédiate ? Non. Comme le Père éternel produit la vie naturelle dans la famille par les parents, ainsi Esprit divin produit la vie surnaturelle par le ministère d’un homme, qui sera appelé à cause de cela même, le Saint Père.
Il s’est répardu sur les Apôtres, et particulièrement sur leur chef, Aussi, Picrre, tout rempli de sa vertu, va-t-il immédratement donner la vie.
Il sort du Cénacle, il apparait au milieu d’un concours immense. Îl parle à ces hommes qui sont morts spirituellement, parce qu’ils ont tué Jésus, l’'envoyé de Dieu : Jesum Nazarenum...… approbatum à Deo.…. interemistis, Act. IIL., et trois mille d’entre eux croient à sa parole et reviennent à la vie que leur communique Esprit Saint par le ministère du même apôtre. Alors s’accomplit la prophétie d’'Ezéchiel, ossa arida audile verbum Domini…. ecce intromillam in vos spiritum el vivetis. Ezech. XXXVIL 5. Os arides, écoutez la parole du Seigneur, je ferai entrer en vous l'esprit, et vous vivrez.
Pierre, en communiquant l'Esprit Saint aux homnes, aussi morts que des os arides, leur a donné la vie, il est devenu leur Père, et le cœur tout épanoui de Joie, en se voyant déjà à la tête d’une famille si nombreuse, 1l pouvait dire à cette multitude régénérée par sa parole : Vous êtes mes très-chers fils, dilecti filit.
Le ministère que Pierre exerça dans cette circonstance solennelle, ses successeurs l’ont sans cesse rempli ; comme lui ils donnent la vie ; ils sont
Pères.
Qu'est-ce qui fait la vraie vie de l’homme, la vie spirituelle ? C’est d’abord la vérité. La vérité, c’est Dieu. Le Christ a dit: Ego sum verilas el vita. Joan xiv. 6. Comment avoir la grâce, être agréable
à Dieu, être en rapport avec Jui, si on ne le connaît pas ? Ne pas connaître la vérité, c’est ne pas connaître Dieu, c’est être séparé de lui, c’est ne pas Painer, c'est demeurer dans la mort. |
Le Seigneur la dit expressément : Pour vivre de la vie éternelle, il faut connaitre Dieu et son fils Jésus-Christ. Hec est via æœlerna, ul cognoscant le solum Deurt verumt, et quent misisti Jesum Christun. Joan xvtr. 9. On ne peut vivre qu’en croyant à Jésus, à CE qu’il est, à ce qu'il a dit : Ut omnis qui credit in ipsum, pabeat vilam ælernam?: Joan rr. 18.
Celui qui ne croit pas est jugé : Qui autem non cre” dit, jam judicalus est ; il est condamné à la mort éternelle.
Sans la foi, la gràce ne peut entrer dans un cœur et le rendre agréable à Dieu. Nine fide, impossibile est placer ce Deo. Hébreux xt: 6.
Jésus, c'est la vie, mais cette vie, c’est la lumière qui éclaire les hommes, in ipso vila eral : el vita erüt Lux hominum. Joan 1. 4 Cette lumière, c’est la connaissance de Ja vérité que le Christ à apportée ai monde par Son enseignement.
Mais cette révélation qui, en éelairant Pomme, le fait vivre, comment la connaître ? qui en est le dépositaire? Cette parole de vérité que Île Christ a fait entendre aux hommes, qui est chargé de la répéter de sa part, pour qu'elle ne s’oublie pas, 1€ s'altère pas et qu’elle produise son eflet vivifiant ? C’est l'Eglise que Jésus a fondée, et à quiila prédit que l'enfer ne prévaudrait point contre elle, c’est-à-dire qu’elle serait inaccessible à Pesprit d’erreur et de mensonge, €t qu’elle serait la colonne sur laquelle la vérité serait à jamais affermie. Ecclesiæ Dei vivi columna el firmamentun veritatis. 1'Tim. ut. 15.
Mais l'Eglise est appuyée elle-même sur celui à qui le Christ à dit: Tu es Petrus el super hanc pe tram œdijicabo Ecclesiam meum. Math. xvi. 15
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Picrre doit paître les agneaux et les brebis, Pasce agnos meos, pasce oves meas. Luc xxrr. 32. IHluia été dit: Confirma fratres tuos. Luc xxrr. 32, Confirme tes frères dans la foi, maintiens-les fermes dans Ja connaissance de Ja vérité, préserve-les de toute atteinte de l'erreur qui donne la mort.
L'homme, a dit le Sauveur, ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. Non in solo pane vivit homo, sed in omne verbo quod pracedil de ore Dei. Matth. rv. Grâce à l'institution de la Papauté, la parole de Dieu, qui fait vivre lPliomme, est connue, conservée, propagée sur Ja terre, elle éclaire Pintelligence, la met en rapport avec Dieu et lui ouvre la voie de la grâce.
C’est Pierre, le Chef de PEglise, qui est chargé de faire connaitre la vérité, c’est à lui, Père, de nourrir Je monde du pain d'intelligence et de vie. Cibabis pane vile ct'intellectus. Eccl. xv. 3.
Oui, donner la vie et l’intellisence, voilà bien la mission du représentant de la Paternité Divine, du St. Père.
Aussi, il est avide d’avoir des enfants qui soient d'autres Christs, d’autres fils de Dieu. Il dit avec Paul: Æilios quos iterum partuio, donec formetur Chrislus in volis. Gal. 1v. 19.
Voyez, comme il va partout, par les missionnaires qu'il envoie, éclairer, pour les faire vivre, ceux qui sont assis à Pombre de la mort, luminare his qui in tenebris el in umbr& mortis sedent. Luc 11. 79,
C’est au Pape que toutes les nations modernes ont du Ja prédication de la foi qui fait vivre. En effet, c’est par l'adhésion de Pesprit et du cœur à la vérité révélée de Dieu que Phomme est justifié, qu’il a la vie de la grace. Corde enim creditur ad justitiam. Mais comment croire au Christ Sauveur des hommes, si on ne le connait pas, si l’on n’en a pas entendu parler : quomodo credent ei quem non audierunt ? Comment les nations ont-elles pu en entendre parler si
personne ne Jeur a prèché, quomodo audient sine PTÆ" dicante? Et qui ira prècher et Le fera avec fruit, s’il n’en reçoit la mission ? Quomodo vero prædicabuni, nisi mütantur (Rom: X.)
Eh bien, cette mission qui la donne, si ce n’est le chef de VEglise ? Chacun des peuples qui forment aujourd’hui la chrétienté, reconnait un apôtre qui & été envoyé de Rome, par le successeur de Pierre.
Et tous les missionnaires que vous voyez aujouTd’hui évangéliser, souvent au prix de leur sang, es contrées barbares de l'Asie et de V'Afrique, les îles lointaines de Océanie, et Les forêts glacées habitées par les sauvages, €t qui arrachent tant de milliers dames à Ja mor! de l'infidélité et du vice, prélude de la mort éternelle de Penter, ces nouveaux apôtres ne reçoivent-ils pas tous du Souverain Pontife l’ordre et le pouvoir de régénérer ces peuples infortunés ?
C’est donc du Pape que part la divine parole qut enfante les hommes n la foi, et par à même à la vie éternelle. Tous doivent done le reconnaltre et le vénérer COMME leur Pere.
Cette vie de {oi qu'il donne, c'est aussi Ii qui la maintient, qui la conserve: A lui surtout s'applique la parole sacrée : Depositum custodi. 2 Tim. 1. 14
ILest chargé de veiller avec un soin extrême all dépot de la vérité que le Christ lui a confié. Luis Père, il doit sans cesse faire connaitre la vérité à ses fils: Pater filiis notam faciet peritatem. 13. XXX VI. 19.
C'est le pain dont il doit les nourrir, il doit pren dre garde à ce que le moindre mélange d'erreur n€ vienne en Valtérant causer la mort à S€$ enfants.
Comme le Père céleste il est toujours prêt à donner le pain qu’on jui demande. pès lors que le besoin de la vérité se fait sentir, que des doutes s’élevent dans l'Eglise SUT quelque point qui concerne a foi, la morale ou le culte à rendre à Dieu, aussitôt on a recours à Jui ; de toutes parts on jui demande
une parole qui éclaire. Et le Père de la grande fa-
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mille chrétienne a toujours la nourriture de la plus pure doctrine à présenter. La parole de Dieu qu’il fait entendre est aussi ce pain qui est descendu du Ciel et qui donne la vie au monde. Panis Dei est qui descendit de cœlo, et dat vilam mundo. Joan. VI. 99.
St. Augustin a dit : La parole de Dieu n’est pas moindre que le corps du Christ. Non est minus verbum Dei quam corpus Christi, En effet la parole, c’est l’expression de la pensée, c’est la pensée rendue sensible. La pensée de Dieu, c’est son intelligence, c’est lui-même. La parole de Dieu n’est donc qu'une expression, une manifestation, une communication de Dieu. L'intelligence divine s’y enveloppe, comme le corps du Christ se voile des espèces eucharistiques.
Entendre la parole de Dieu c’est donc une sorte de communion, par laqueile nous recevons aussi le pain de Dieu, qui fait vivre le monde.
Eh bien, ce pain de vie, c’est le Pape qui le donne. Ainsi par la parole sacrée qu’il distribue, il produit et entretient la vie, il est Père.
St il n’est pas de vie qui se maintienne lorsqu'on ne reçoit pas de lui cet aliment. Les voyez-vous, ces sectes qui se sont séparées de l’Eglise et qui ont renié leur père, elles n’ont plus la vérité qui les éclaire. Qui maledicil palri suo exlinguctur lucerna ejus. Prov. xx. 20
Le pain qu’elles mangent c’est celui du mensonge, de cibis ejus in quo est panis mendacii. Prov. xxnr. 3.
Elles sont en proie à toutes sortes d’erreurs, elles n’ont plus de croyance arrêtée sur aucun point. Elles n'entendent que des paroles menteuses qui les font mourir, os quod mentilur occidil animam. Sap.1. 11.
Les hérêtiques, les schismatiques, ils ne sont plus les enfants du Saint Père, et par là même ils ne sont plus les enfants de Dieu. Ils sont de ceux dont le Christ a dit : Vous avez le diable pour père, lui qui
fait mourir, parce que la vérité n’est pas en lui et qu’il est le père du mensonge: Vos ex palre diabolo eslis…, ile homicida eral, quia non est veritas à eo... loquitur mendacium; quid mendax est, el pater ejus. 1 Joan. vin, 44.
Oui, ces infortunés, ils sont SANS vie, la lumiere ne les celaire plus, le pain de la vérité leur manquos ils ne sont plus assis à la table du père de famille 3 voici qu'ils descendent dans les enfers, et la c’est la mort qui Les fera paire. In inferno posili sunt el mors depascel e08: ps, XLVIU, 15.
Que nous sommes heureux; nous, d'avoir un père qui nous conserve la vie par le pain de la vérités avant-goi de celui que nous mangerons dans le royaume te Dieu! Beulus qui manducat parent in regno Dei: Luce XIV, 5.
Foutefois, la Vérité ne suit pas pour la vie de J'me ; à la foi doit se joindre la grace. La grice est Leflet du Sans de Jésus. Justificali nune in sanguine ipsius. Rom. LL. 9.
Or, les gacrements SOnt les canaux par Jesquels le sang de Jésus coule jusqu'à nous. Mais ici il faut écouter ces paroles fameuses adressées à cette sainte si célèbre, Ste. Catherine de Sienne, dont PEglise a approuvé Les révélations.
Dans une extake) elle entendit le Père éternel lui dire : “J'ai dit à Pierre et à CS guccesseults : Je te donne Îles clefs du royaume des cieux. Cette clef, west celle du sang dé mon fils unique, qui vous OU” vre la vie éternelle. C’est pour vous la procurer cette vie que je vous ai donné ma vérité, le verbe, mon fils qui en mourant à détruit voire mort et dont le sang en coulant sur VOUS vous régénère: Le Pape, mon Christ Sur la terre est chargé de garder le cellier qui renferme le sang de mon fs, par iszquel tous les gaerements Ont leur vertu et contiennent la vie. Il est chargé de distribuer ce sang et de désigner CEUX qui
aident à son ministère dans toute l'étendue de la
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æhrétienté. A lui seul appartient l’onction qui donne le pouvoir ; c’est de lui que sort tout le sacerdoce : il donne à chacun sa fonction dans la distribution de ce sang précieux.” Dialogue, ch. CXV.
Quel magnifique et sublime enseignement ! qu’il relève la dignité du chef de PEglise ! Qu'il nous montre bien son auguste paternité ! Le Pape nous communique Île sang qui est la vie, lâme—sanguis pro anima est.
En vertu de sa jurisdiction suprême, il donne leur mission aux évêques, et par ceux-ci aux prêtres, Le fidéle qui reçoit leflusion du sang divin sur son ame et qui par là méme renait à la vie spirituelle dit au prétre, ministre du sacrement de réconciliation : Mon Père, Mais cette vie, la source en sort du Vicaire de Jésus, de celui qui a a clef du sang ; cette paternité, que nous reconnaissons dans son délégué, remonte jusqu’ Jui,
Et cette vie, il la rend de plus en plus abondante, ul vilam abundantius habeant, par les faveurs spirituclles qu'il accorde si souvent, par les institutions qu'il crée pour subvenir aux besoins divers de PEglise, par Îles pratiques de piété chrétienne qu’il établit où qu’il encourage, et surtout par ces indulgences qui en nous remettant la peine due à nos fautes, nous rendent plus agréables à Dieu, plus aptes à recevoir des graices.
Le Pape, c’est lui qui lie et délie, il délie les âmes des liens du péché, il ferme Penfer, il délivre de la mort éternelle. IE ouvre le Ciel dont il a les clefs entre ses mains, il donne la vie éternelle, oui, la vie éternelle, la vie en Dieu, qui fait participer à sa nature divinæ consorles nuluræ, 12. Petr. 1, 4, et à son jufinie félicité.
Le Pape, il enseigne la vérité, il fait couler la grice qui donne la vie, il introduit et dirige dans la voie qui mène au Ciel ; il peut dire comme Celui dont il est le vicaire : ÆEgo sun via, verilas el vita. 3. Joan X1V. G.
Le soleil, en répandant partout la Jurnière et Îa chaleur, donne et conserve la vie à la nature qu’un engourdissement mortel saisirail bientôt si ses rayon“ ne tombaient plus sur elle, Le Pape est le soleil du monde moral, quiconque jouit de la vie spirituelle subit son influence ; nec esl qui 8€ abscondat à calore ejus. Ps. XVI, 7
Oui, il n’est personne d’entre nous, fidèles, qui croie à la vérité revélée de Dieu, qui possède la grüce, fruit des sacrements, et qui ait par jà méme en Jui ia racine de la vie éternelle, seire justifiam et veritatem tuam, radis esl immortalitalis, Sap. XV: 9 qui ne puisse qui ne doive dire : c’est ail ape que je le dois : c’est par Lui que je vis. il est mon Père.
Etce Pere, que n° fait-ii pas pour SES enfants ? Qui
eut dire la fendresse de son cœur et la multipli-
cité de ses soins à leur égard ? A quel travail doitil se livrer, le chef de l'Eglise, Pour pourvoir à tous ses besoins, elle dont le sort est d’être attaquée San cesse? fl est consulté de toutes parts, il faut qu'il réponde aux vœux de tous Îles fidèles que Dieu a réunis sous SON empire des régions diverses ; de l’aurore et du couchant, du septentrion et des mers du midi. Quos redemit… et de regionibus congregavil. à solis ortu el occusu ; ab aquilone el mari. Ps. CVL 2,3 Les plus graves aflaires réclament #08 attention, Ji lui faut des veilles prolongées pour remplir ses devoirs dont la responsabilité est sigrave. À Ce labeur incessant $ë joint Pangoisse la plus pénible à l'aspect des dangers qui menacent toujours la S0giété chrétienne €t des ravages que OP souvent l'ennemi opère parmi ses inembres, in laboreel ærumna, in vi-giniis mullis. 2 Cor. XI, 21: Voyez tre cher et vénéré Pontife. Je ne parle pas de ces troubles si désolants pourtant que Qui causent dévastation de Ses Etats. Mais que p’a-t-il pas à souifrir de la sollicitude que Jui donnent toutes les Eglises? Preler illa que exlrinsecus sun sollicitudo omnium ecclesiarum, ip
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Que de fois nous l’avons entendu élevant la voix pour combattre les erreurs dominantes, gémir sur ceux qui en étaient les victimes et mettre en garde les fidèles contre toute atteinte à la foi et à la morale évangélique, Il peut s'écrier avec l’Apôtre : qui souffre sans que je souffre moi-même ? qui est scandalisé sans que mon zèle s’enflamme ? quis infirmalur et non infirmar ? quis scandalisatur et ego non uror ?
Comme Job, il prie sans cesse pour ses enfants, avec les plus ardentes supplications de la piété il offre pour eux la victime sainte, pour détourner la colère du Seigneur que leurs fautes pourraient attirer. Sanclificabal illos… offerebat holocausta, dicebat enim: neforlè peccaverint filii mei. Job, 1,5. Ne s'est-il pas offert souvent lui-même pour étre une victime dont l’immolation les sauve ?
Notre bon Père, il écoute toutes les plaintes, toutes les prières, il ne dédaigne pas la voix des plus petites brebis de son troupeau. Il répond à toutes avec Pexpression d’un vif intérêt, L'enfant qui lui écrit reçoit une lettre de sa main comme les rois et ics empereurs. Qu'est notre humble maison dans le vaste domaine soumis au Vicaire du Christ ? Et cependant, il a la condescendance de répondre lui-même à lPhommage qu'elle lui a rendu. Il nous appelle ses chers enfants, dilecti filit, s’'entretient avec nous de ses douleurs et répand sur nous ses bénédictions avee toutes les affections de son cœur, efjuso cordis efreclu.
O Pie IX,06 chef de l'Eglise, oui, vous êtes mon Père. Pater meus es tu. Ps. LXXX VII, 27. N’y aurait-il que cette extrême bienveillance dont vous venez d’uxer envers nous que je vous donnerais ce
titre, car 1} n’y a qu’un père qui ait pu nous traiter inst.
s à soui- Vous êtes mon Père, Paler meus es tu, car je vous les Egli- jo:
dois la conservation de la vie par la vérité que vous olicitudo
nenseignez, par les trésors de grace que vous répandez sur moi, par cette communication habituelle que vous me faites du sang de Jésus, qui est ma furce, mon espérance, ma vie.
Vous êtes mon Père, Paler meus es lu, je ne vis qu’en demeurant attaché à vous, soumis à votre autorité, croyant à votre enscignement, recevant les sacrements par votre ministère, car il est dit que celui qui ne vous écoute pas est, comme l’infidèle et le
pécheur endurci, rejeté de Dieu. La branche que n'anime pas la sève qui vient de vous sera coupée et jetée au feu. Je ne puis porter des fruits de salut qu’en étant uni à vous qui pouvez dire comme celui qui vous a communiqué son autorité : Qui manet in jue, hic fert fructum multum. Joan, XV, 5.
Vous êtes mon Père ; je me plais à vous donner ce nom sur la terre, et quand, par l’accomplissement fidèle de la loi que vous m'avez enseignée, par la correspondance à la grace dont vous avez été le dispensateur à mon égard, je serai entré dans ce royaume dont vous avez la cief, alors, après avoir rendu iues hommages au Père Tout-Puissant, principe de toute paternité et à qui retourne l’honneur que je vous rends, sentant que la vie éternelle dont je jouirai est effet de La vie spirituelle que vous m’avez donnée, alors je pourrai, avec un accent immortel de reconnaissance, vous dire au ciel comme sur la ivrre : Vous êtes mon Père : Paler meus es lu.
SzcoNDE PARTIE.
Le Pape est notre Père, nous lui devons la vie de la foi et de la grace ; il nous donne droit à l’héritage du royaume des cieux ; il nous aime de Pafteciion la plus tendre. Paterne nostre in vos carilatis.
Que mérite de notre part un père si auguste, si puissant et si bienveillant envers nous ?
J'ouvre le livre qui renferme les éléments de la doetrine chrétienne, le catéchisme, et J’y vois que les
ss EL or PE nr 5 9