‹ Devoirs et périls biologiquesChapitre 13 sur 105 · CORRÉLATIFS AUX DEVOIRS 1NEIVIDUELS · texte numérisé non relu

CORRÉLATIFS AUX DEVOIRS 1NEIVIDUELS

dangereux pour la collectivité par l’entretien et la transmission des agents pathogènes. L'homme doit donc être propre, pour lui et pour ses semblables ; c'est là une vérité que doivent répandre tous ceux qui ont souci d’hygiène sociale. »

Les gens malpropres et en général tous ceux qui n observent pas ou observent mal les lois de l’hygiène sont un danger social, non seulement par les maladies qu’ils peuvent transmettre à leurs semblables mais par le déchet qu’ils font subir à la société dans leur propre personne. L’homme, qui ne remplit pas ses devoirs hygiéniques, diminue sa propre valeur et, par là-même, frustre la société qui a droit à la mise en valeur physiologique et normale de chaque individu.

Ceci s’applique encore plus à ceux qui n’observent pas régulièrement les lois de F hygiène psychique : pour remplir la mission qu’il doit remplir, chaque homme ne doit pas seulement vivre pour lui ; il doit accroître et perfectionner sa vie de manière à contribuer à l’accroissement et au perfectionnement de la vie de l’humanité, au progrès de la société tout entière.

C’est ce qui fait dire très justement à Macaigne : « le but de l’hygiène n’est pas seulement la conservation de l’être, c’est aussi son perfectionnement... Applicables à toutes les fonctions, tant psychiques que physiques, applicables à tous les moments de la vie, les règles (que fixe l’hygiène) conduisent, comme but ultime, vers le perfectionnement de l’individu et l’augmentation de son utilité envers la société )>.

Tout homme, qui ne remplit pas correctement son devoir de travail, crée un péril pour lui-même en s’amoindrissant, en diminuant son rendement social et sa valeur sociale et par suite un péril pour la société qu’il affaiblit par làmême.

J’ai dit que le surmenage intellectuel, rare dans l’enfance, est au contraire fréquemment observé à F âge des examens et des concours. Dans beaucoup de cas. on voit, à ce moment.

sombrer des intelligences, jusque-là très brillantes, par suite de l'inobservation des règles de F hygiène psychique : c’est le polytechnicien ou le docteur en droit qui est frappé d'incapacité très longue, parfois pour toute sa vie, quand il ne tombe pas dans la démence précoce. Quel déchet pour la société, qui est ainsi privée de quelques-uns de ses éléments les plus distingués et les plus utiles.

Plus important encore — parce que plus répandu — est le péril que ^créent les paresseux , ceux qui ne remplissent pas leur devoir de travail : ils n’apportent pas au progrès de l’humanité la contribution qu’ils lui doivent et ils se diminuent eux-mêmes, se rendant souvent incapables de reprendre le travail quand plus tard ils en comprennent la nécessité, pour eux et pour les autres. La qualité des individus dont la société est ainsi privée par la paresse est certainement inférieure à celle des individus que le surmenage annihile ; mais leur quantité est tellement plus grande que ce péril est aussi redoutable que F autre pour la société.

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