‹ Devoirs et périls biologiquesChapitre 27 sur 105 · CHLORAL · texte numérisé non relu

CHLORAL

(1893), An t heaume et Parmi décrivent le delirium (remens choralique...

U étiologie de cet empoisonnement est la même que pour les autres poisons eupliôristiques : pour combattre une insomnie causée par une douleur ou, ce qui est plus dangereux, pour combattre une insomnie purement nerveuse, avec la permission et même la prescription du médecin, on prend un gramme ou deux de chloral. On passe une nuit excellente. Puis on veut continuer à éprouver ce bien-être; on reprend le médicament; comme il y a assuétude et que Ton a soit de la drogue, on augmente progressivement les doses et on s habitue ainsi à ne plus pouvoir se passer du chloral, à l insu du médecin ou contre son conseil ou son ordre formel. rl ont cela se produit toujours d'autant plus facilement que 1 on a la raison et la volonté plus débiles, plus accessibles aux tentations e( au désir de la sensation immédiate, que Ion a le tempérament plus fortement toxicomane...

Comme pour les autres poisons auxquels on s habitue, il laui distinguer les symptômes, dus à l'usage, même abusif et prolongé, du chloral el les symptômes dus à Fabstiftence, a la cessation plus ou moins brusque du médicament.

« Au lieu de calmer la douleur et procurer le sommeil,

1 abus du chloral détermine souvent de P excitation, une insomnie extrêmement tenace, une hyperesthésie générale » ; attaques épileptiformes; hallucinations surtout vespérales... Dans d autres cas, c est un état de dépression voisin de 1a, stupeur : lorme torpide, apathique avec demi-assoupissement ; délire et hallucinations.

Les accidents, dus à la suppression brusque du chloral, revêtent les mêmes formes (Scinde et Kirn) diexcitation ou de dépression.

Appartenant aux deux groupes précédents, le delirium tremens chloralique peut (assez rarement d'ailleurs) se développer au cours d une intoxicat ion chronique, « généralement chez des sujets névropathiques, déséquilibrés, morphinoma-

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nés anciens ou actuels, qui, depuis de longues années, usent et abusent du chloral » ; vieux chloraliques à tort tempérament toxicomane. L'accès survient après une dose anormale en plus ou moins (dose lorcée sur la dose habituelle ou abstinence brusque) : période prodromique d’agitation ou de torpeur avec exagération du tremblement habituel des mains (parfois de tout le corps), aspect ébrieux et haleine à odeur chloroformique; — puis, tableau du delirium tremens alcoolique: hyperthermie (38° ou 39°), sueur généralisée, tremblement général ; pupilles paresseuses ; rêvasseries « londées principalement sur des hallucinations visuelles et auditives ». — La cessation brusque et complète du cliloral peut entraîner Fhyperthermie croissante, des accidents comateux et la mort. Si au contraire on donne du chloral à dose progressivement décroissante, « une détente ne tarde guère à se produire dans les quarante-huit heures : le rêve hallucinatoire cesse pendant quelques heures le matin; au bout de quelques jours, il disparaît complètement alors, que le tremblement et les soubresauts de tendons persistent pendant quelque temps. La durée totale de 1 accès est de quatre à cinq jours ».

Dans les diverses formes de chloralisme, « les accidents physiques paraissent consister surtout en troubles gastrointestinaux ».

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