Des maladies professionnelles
Daiiî^ le pi'écédiMit cliapiliv, j'ai dit (page 458) les devoirs
sociaux de prophylaxie professionnelle c'est-à-dire les devoirs
de la société pour protéger les individus contre les maladies professionnelles (hygiène professionntdle). De même, nous devons trouver, dans le chapitre actuel, les devoirs de la société pour assister vi soigner ceux qui sont atteints de ces maladies professionnelles (thérapeutique pi'ofessionnelle). La société doit assistance et soins aux ouvriers malades
par suilP rlo l'exercice de leur profession. On comprend
qu'après la loi de 1898 on aitV'ns*' pouvoir assimiler ces ma/ades du travail professionnel 'du\ accidentés du travail et leur appliquiM* les dispositions de la h)i. Jusqu'à présent on n a pas encore réussi, quoique l'assimilation soit très
rationnelle. Mais on a nndtiplié les etforts pour obtenir ce
résultat.
Je vais résumer l'état de la question, d'après le livre très
documenté de mes collègues Forgue et Jeanbrau.
On appelle « maladies professionnelles » les « maladies contractées insidieusement et développées à échéance loin
taine par suite du genre de travail ou des conditions d'insalubrité de certaines industries. » Tels sont: les intoxications
clironiques par le plomb, le mercure, l'arsenic, le phosphore et leurs composés, par les poussières minérales, les gaz toxiques, etc., les altérations des tissus et des organes pro dultes par le séjour devant un foyer ardent, à des teinpé-