Physiopathologie des fonctions sociales et collectives
Le péril biologique, que je viens de signaler dans le paragraphe précédent, dérive, avons-nous dit, d'une fausse conception de la solidarité; cette conception de la solidarité (basée sur régoïsme collectif et l'exploitation de l'esprit grégaire)
é(uuvaut en réalité à la négation de la solidarité vraie c'est-àdire à la négation des devoirs interindividuels. Donc, ce premier péril biologique (comme tous les autres qui seront
éhidiés dans la suite de cette partie du livre) dérive bien
réellement et exclusivement de rinoôservation des devoirs interindividuels.
Pour comprendre ces périls et essayer de les prévenir et
de les conjurer, il faut donc pénétrer, si possible, l'état psjichique producteur de l'inobservation des devoirs interindividuels ; et, pour comprendre cet état psychique pathogène, il faut rappeler la physiopathologie des fonctions
sociales c est-à dire le fonctionnement normal et pathologiques de la vie sociale dans l'individu.
A la vie en société correspondent des actes psychiques
spéciaux qu'il faut diviser en deux groupes: 1. les actes psychiques de r homme en société, actes psychiques ^oc^awo^; 2. les actes psychiques des sociétés dliommes, actes psychi-
qu*;s collectifs. Le fait social et le fait collectif sont des modalités difTérentes de la vie en commun.