‹ Devoirs et périls biologiques [microform]Chapitre 73 sur 135 · Position de la question générale de la dépopulation par · texte numérisé non relu

Position de la question générale de la dépopulation par

défaut de natalité.

L'objectif des devoirs funiiliaux éludiés dans les précédents Chapitres est toujours la propagation, l'entretien et le progrès de l'espèce humaine, le progrès de l'humanité et par suite VaccroLiseinent de la population humaine. Car il senilde à première vue que le progrès de l'humanité sera d autant plus rapide que sera plus grand le nombre de ceux qui travailleront à sa réalisation.

Le péril principal pour la société de l'inobservation des

devoirs familiaux est donc tout d'abord \^ dépopulation.

C'est là une question générale qui intéresse donc tous les hommes ; mais c'est aussi une question particulière qui interesse au plus haut point les nations. Car, si on peut, comme nous le verrons, discuter scientifiquement le danger que crée la dépopulation du monde pour l'humanité t«ut entière, il est impossible de contester le péril immense que

crée pour un pays sa dépopulation particulière, la diminu-

-'^.■rt-

La Dépopulation

lion ou même le maintien ou Taugmenlation taible de la

population nationale, alorsque la population augmente davantage ou plus vite dans les autres pays.

La question de la dépopulation est donc grave pour l'humanité entière et plus spécialement pour certains pays, parmi lesquels se trouve la France.

(( Un problème angoissant devrait seul occuper toute hi

pensée des Français, dit Bertillon : comment empêcher la

France de disparaître? Comment maintenir sur terre la race

française? A côté de cette question vitale, toutes les autres disparaissent, tant elles sont secondaires ». La formule est peut-être un peu exagérée, mais le fond en est vrai.

La question de la dépopulation doit donc préoccupei* et préoccupe en effet les hommes qui pensent dans tous les

pays et spécialement ceux qui pensent en France.

Le péril, créé par la dépopulation, est d'autant plus menaçant qu'on a essayé de divers côtés et qu'on essaie tous les jours de justifier, de provoquer et d'accroître la diminution

de la natalité par des procédés de tous genres : par des doctrines scientifiques (malthusianisme) et par des doctrines non-scientiliques et criminelles (néomalthusianisme), qui s'adressent ainsi par des voies toutes différentes à la raison

et aux passions de l'homme et par suite aggravenl singulièrement et constamment le péril.

Il est bon de dénoncei* ce péril h cause de sa gravité, mais aussi à cause de sa curabilité. Légoïsme et l'indillr-

rentisme individuels pourraient se contenter, en constatant

le péril, de dire: la dépopulation dans certains pays est une chose déplorable et profondément regrettable, mais inévitable ; c'est une loi de l'évolution historique des nations ; les

courbes de la natalité descendent constamment et réjïulière-

ment dans les pays civilisés; il n'y a rien à faire contre cette situation lamentable.

Cette proposition est une erreur scientifique: à certains moments de l'histoire d'un peuple, on voit très bien une

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