Livre II ï
qu'est-îl donc besoin de lui rappeler d'autres moûts qae celui de son amour, et celui de nos misères? Elle est notre Mère , et une mère telle, qu'elle ne saurait jamais oublier ses enians , ni être insensible à leur malheur ; il nous suffit donc de mettre notre confiance en elle , de lui exposer nos besoins et d'implorer son assistance dans nos périls , pour qu'au même instant elle s'empresse de nous secourir.
8.^ En effet , a-t-on jamais ouï dire dans aucun siècle , demande Saint-Bernard , que celui qui mit sa confiance en celte bonne Mère et qui implora sou secours , ait été délaissé l Non jamais, ajoute le saint Docteur qui est ici Técho de l'Eglise , jamais on a ouï dire dans aucun siècle , qu'un vrai serviteur de Marie ait été abandonné , et soit péri.
9.^ Ah 1 ne cessons donc plus d'adresser cette prière à Marie , surtout quand les malheurs viendront fon»
dre sur nous , soit du coté du ciel parce que nous aurions péché , soit du coté de la terre où nous sommes environnés d'ennemis , soit du coté des en»
fers qui ont juré notre perte éternelle ; non, ne cessons jamais d'adresser avec l'Eglise cette belle prière à la Reine
4? Dcvctlon à la S. Vierge.
des cieux : Jiïonstra ie esse mairem , sumat pertepreces ,qu'i , pro nobisnatus , tulit £sss taiis : Montrez que vous êtes 11 jîre mère , et faites qne celui qui , voulant naître pour nous , vous a choisie pour sa mère , exauce nos prières.
Virgo singularis^ inter omnesmitis ^ nos culpis soiulos, mites foc et castos.
T.^ Vierge incomparable qui surpassez, par vos amabilités , votre douceur et votre pureté , toutes les autres \'ierges ! c'est touj:>urs la voix de vos disciples qui se fait entendre 1 Vierge sans pareille, soyez sans cesse attentive à nos besoins , nous voici encore à vos pieds comme des supplians , pour solliciter auprès de vous de nouvelles faveurs , afin d'obtenir par votre médiation deux nouvelles grâces , qui nous sont nécessaires pour pouvoir vaincre deux sortes d'ennemis puissans.
2.''' Cliacun de nous ressent au-dedans de soi, lors même qu'il combat et qu'il triomphe, les atteintes delà colère et de la volupté qui sont les.deux ennemis dont je parle : la colère qui divise les fa^ milles , les royaumes et les empires, qui fait d'un grand nombre de familles
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