‹ Dévotion à la Sainte Vierge, ou, Recueil des notes qui ont servi de bases aux différens sujets traités sur cette matière dans le cours des missions, retraites, etcChapitre 34 sur 133 · Livre IL · texte numérisé non relu

Livre IL

à son Dieu une correspondance entière et parfaite.

Ainsi â la première de ses actions , Marie ayant été aussi fidèle à la grâce qu'il soit possible de l'être , reçut une double mesure de grâces pour la seconde j aussi fidèle à correspondre à la grâce dans l'opération de la seconde qu'elle le fut pour la première , la grâce fut encore doublée en elle 3 et ainsi de suite.

Quand on voudra donc s'arrêter un instant à faire l'énumération de toutes les pensées , de toutes les affections , de tous les désirs , de toutes les paroles , de tous les regards , de toutes les actions qui composent le cercle d'une longue vie, et qu'on se représentera qu'à chaque fois que les pensées, les désirs , les paroles, les actions se sont reproduits, la grâce a été redoublée, et le mérite à son tour , à cause de la parfaite correspondance , alors on aura une faible idée du degré de perfection qu'a dû atteindre Marie dans ses vertus.

Mais, je le répète encore une fois, mon cher Théophile , entrez , si vous le pouvez 5 plus avant dans la profondeur de ce mystère ; pour moi , forcé de m'arrcter là , je me contenterai de

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m 'écrier , avec Saint-Paul : O altitiido!

O profondeur !

6.^ D'après tout ce que nous venons de dire, il me suffira maintenant de vous faire observer en quoi consiste la dévotion envers Marie. Saint-Augustin nous enseigne que la véritable dévotion, la dévotion par excellence envers un Saint quelconque , consiste à l'imiter dans ses vertus : Siimma dei^otio

iniitari qiiod colirniis

11 faut donc conclure que notre dévotion envers Marie serait fausse, si nous ne nous efforcions de l'imiter. C'est bien plus , ajoute Saint - Bernard , ce serait tomber dans la plus grossière de toutes les illusions , que de compter sur la protection de Marie , si l'on ne s'étudiait à imiter ses vertus , et à suivre de toutes ses forces les exemples qu'elle nous a laissés : JJt impetrès orationis suffragiuni, ne deseras coîii^ersationis eoceniplimi ( S. Bern. ).

Dans cette vue , s'il ne m'est pas donné de pouvoir vous rappeler toutes les vertus que Marie a pratiquées; si, pour cette même raison , je n'entreprends point de vous en faire connaître toute la sublimité , n'étant donné à aucun mortel de pouvoir remplir

cette

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