CHAPITRE IL
Pureté sans tache de l'auguste mère de Dieu»
iP Je suis la fleur des champs et le lis des vallées, nous est -il dit dans le livre des Cantiques : comme le lis se conserve et montre l'éclat de son admirable blancheur au milieu des épines; de même celle qui par sa pureté a su plaire a mon cœur, brille avec éclat parmi toutes les personnes de son sexe : Egojlos campi et liliuni coiwallium, Sicut lilium inter spinas , it a arnica me a iuter filias (Cant. 2).
C'est de Jésus-Christ, la fleur par excellence , qui a embaumé le monde par la douce odeur de ses exemples et de ses vertus, que parle d abord ici l'Esprit Saint; ce lis qui croît dar.ji
xgi Dévotion a la S* Vierge, les vallées , est l'emblème de sa virginité.
2.° Mais l'Eglise, dans ses chants, se sert aussi de ces mêmes paroles pour peindre la pureté et la virginité de Marie , qui a su copier en tout le modèle des prédestinés , et qui l'a imité surtout d'une manière admirable dans la plus belle de toutes les vertus.
5.° L'Esprit Saint compare les vertus de virginité et de pureté dans le fils , à un lis qui croit dans les vallées ; et ces mêmes vertus dans la mère, à un lis qui croît et qui se conserve au milieu des épines ; afin de nous montrer par-lk que le fils de Dieu a pu les conserver lui-même par sa propre vertu au milieu de tous les dangers , au lieu que Marie n'a pu les conserver qu'à l'aide de la grâce du Seigneur.
4." Le lis qui sert d'emblème au fils de Dieu , et qui croît dans les vallées sans être entouré de rempart , de haie , ou de toute autre espèce de défense , est exposé à être dévoré par les brutes , ou à être foulé sous les pieds des passans ^ en sorte qu'il se garde luimême par un prodige continuel de sa puissance : au lieu que celai qui sert d'emblème à Marie, est conservé par
Lh're IL tgS,
les épines qu'a créées la puissance dé. Dieu , et qui lui servent de protection,