‹ Dévotion à la Sainte Vierge, ou, Recueil des notes qui ont servi de bases aux différens sujets traités sur cette matière dans le cours des missions, retraites, etcChapitre 58 sur 133 · Livre ÎU. 5i · texte numérisé non relu

Livre ÎU. 5i

le démon , et les passions qui tiennent les pécheurs clans la servitude , dans l'avilissement et dans l'oppression , et qui les menacent chaque jour de leur entière destruction dans cette vie , pour les précipiter dans les horreurs de la mort éternelle en l'autre.

ii.° Mais Débora , qui sert de refuge a ce peuple infortuné , lorsqu'il est au moment de périr, est une figure frappante de Marie , appelée par 1 Église le refuge des pauvres pécheurs ; Refugium peccatorum.

Cette nouvelle Débora ne fait pas son séjour , conime la première , sur la montagne d'Ephraïm , mais sur les montagnes de la céleste Sion : la, elle est assise ( ce qui marque une autorité et une puissance durable ) , noji pas sous un palmier , mais à fombre de celui que son cœur aime uniquement : Siib lanbrd illius quem desLderaveram sedi ; à lombre et sous la protection de celui qui a la toute puissance en main , et qui ne saurait rien refuser à ses prières.

C'est là que les pécheurs, à qui il reste quelques étincelles de foi , s'élèvent, guidés par les lumières de cette même foi, et soutenus par la confiance,

oi4 De\'otion à la S. Vierge, jusqu'à son trône , afin d'implorer le secours de son assistance : c'est là , c'est au pied du trône de cette miséricordieuse mère, qu'ils viennent chaque jour exposer l'état affreux de leurs misères profondes , toujours assurés de trouver en elle un refuge , une protection puissante et assurée auprès de leur souverain juge, qui est Dieu.

i2.° Cependant si, pour éprouver la foi de ceux qui viennent mettre leur sort entre les mains de Marie , il arrivait que celte auguste princesse leur dit , ainsi que la prophétesse Débora le dit autrefois au fils d'Abinoëm :

c( Allez et combattez ; >> convaincus par leur triste expérience de l'étendue de leur faiblesse , voici ce qu'ils pourraient et ce qu'ils devraient même lui répondre en toute humilité, à l'exemple de Barac : « O Marie ! ô mon )) unique refuge , ne m'abandonnez » pas , je vous en conjure ; si vous ï> refusiez d'être mon refuge et de me » soutenir par votre médiation puis- » santé, je n'oserais point attaquer les i> ennemis nombreux dont je suis en- <ivironné de toutes parts; je n'ose- » rais même lever les yeux vers le » Ciel , vers le trône de mon Dieu 5

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