‹ Dévotion à la Sainte Vierge, ou, Recueil des notes qui ont servi de bases aux différens sujets traités sur cette matière dans le cours des missions, retraites, etcChapitre 71 sur 133 · Livre JÏL 57g · texte numérisé non relu

Livre JÏL 57g

monument, qui était ainsi conçu : la statue de cette Vierge admirable était placée sur une colonne magnifique ; cette colonne , à chacun des angles de son piédestal , était soutenue par un ange ; le premier de ces anges , qui regardait l'Orient , foulait aux pieds un dragon, et portait, gravées sur son écusson , ces paroles : Ipsa conteret ; le second , tourné vers l'Occident , avait le pied sur un lion , ayant pour dévise : Conculcabis ; le troisième , envisageant le côté du Midi , et foulant un aspic , était désigné par ces paroles : Et amhulahis super ; enfin , le quatrième , qui se trouvait à l'opposé , écrasait un basilic , et laissait lire ces mots : Non pro te le oc,

7.° Le Pape Innocent XI, qui a établi la fête du saint Nom de Marie, que l'Eglise romaine célèbre le dimanche dans l'octave de la Nativité , a institué cette fête à l'occasion de la délivrance de Vienne , que les Chrétiens obtinrent encore en i685.

^ Un traître , le comte Tékéli , s'étant révolté contre son souverain légitime , l'empereur Léopold , s'était mis à la tête de trente mille hommes de bonnes troupes pour l'attaquer, et avait ira-

8o DeU'Otion à la S» Viei-gt^^ ploré a ce dessein le secours des Turcs^ Î3ientôt les Turcs, ayant alors MahojTiet IV pour snllan, et Cara-Mustapha pour grand-visir , parurent , avec une armée de 200,000 hommes , aux portes de Vienne , dont ils commencèrent le siège : la tranchée lut ouverte le 14 de juillet, et la ville paraissant à chaque instant devoir tomber entre lesmains de l'ennemi , l'empereur prit la fuite avec toute sa famille.

Mais la ville fat délivrée par la piété et la bravoure de Jean Sobiesky , roi de Pologne , qui vint en toute diligence, à la tête d'une armée de 24,000 liommes 5 h l'invitalion du Pape Innocent XI , pour la bccourir , ainsi que toute l'Autriche , qu'on peut regarder comme le boulevard de la Chrétienté. Avant la bataille décisive , le religieux Sobiesky entendit la messe , où il communia j et durant laquelle il eut presque toujcurs les bras étendus en eroix. La niasse achevée , il se leva , et dit tout haut : « Marchons à w l'ennemi avec une entière confiance , s> sous la protection du Ciel , et souâ ^ l'assistance de la Sainte Vierge. »

Ensuite il attaqua l'ennemi et le défit^ ( Voyez Godescard , Vies des Saints^ 8 septembre )x

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